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Présentation

Jeudi 24 juillet 2008



Il va bientôt pleuvoir de troublants coloris,
Dans le lieu verdoyant où je vis à l'abri.
C'est une fin d'été sereine et lumineuse.
Près de moi, des passants ont des mines joyeuses.

Dans le lieu verdoyant où je vis à l'abri,
Je suis allègrement le chemin que j'ai pris.
Prés de moi des passants ont des mines joyeuses.
Je goûte en liberté des pauses savoureuses.

Je suis allègrement le chemin que j'ai pris,
Sous un ciel fascinant et bien rarement gris.
Je goûte en liberté des pauses savoureuses,
Des grâces indicibles, offrandes fabuleuses.

Sous un ciel fascinant et bien rarement gris,
J'accueille chaque jour, en mon âme attendrie,
Des grâces indicibles, offrandes fabuleuses.
La beauté du Québec me semble cajoleuse.

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 22 juillet 2008

Je ne me délecte jamais

De la profondeur d’un poème

 S’il n’a l’élégance que j’aime

Dans la façon de l’exprimer.

 

L’intelligence, un joli style

Servent la poésie en prose 

La mettre en vers est autre chose,

Une cérémonie subtile.

 

Peu m’importe où va la pensée,

Lors de l’émotion exaltante

D’une âme encore palpitante,

Si son chant m'incite à danser.

 

Le fond est toujours important 

Mais c’est la forme d’un poème

Qui lui confère un charme extrême

Et aide à le garder vivant. 

 

21 juillet 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Jeudi 17 juillet 2008

À Claude Mourkazel

 

L’ami qui est présent quand le sort nous désarme,

Qui sourit tendrement, caresse notre joue,

Troublé d’y voir couler de regrettables larmes,

L’ami silencieux ou éloquent, si doux!


 

Il est prompt à aider, et toujours favorable.

Il dit spontanément sa pure vérité,

Il demeure stimulant, attentif et fiable,

L’ami qu’on a choisi, souvent pour sa gaieté.

 


S’il est au loin, on sait qu’il demeure accessible.

À l’écoute, serein, aidant de ses conseils,

Un tendre réconfort, efficace, infaillible.

Cet être qui nous aime est toujours en éveil.

 


Je nomme doux ami un confident très cher.

Le temps nous a vieillis, a séparé nos routes

Mais nous restons unis, aimant les mêmes airs,

Partageant nos idées, nos rêves et nos doutes.

 


Vous, mon récent ami, rencontré sur les ondes,

Vous possédez le don de générosité.

Vous êtes à l’écoute, encourageant le monde,

Affectueusement, avec simplicité.


En vous remerciant, je veux vous rendre hommage.

Vous donnez à beaucoup l’envie de partager.

Vous ne méjugez pas, vous êtes un homme sage,

Que le sort vous soit doux, aimable messager!

 


17 mars 2006

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Jeudi 17 juillet 2008

De l'aube à la tombée du jour,
Se lit une nouvelle page.
On suit un chemin sans détour,
Souvent sur le même rivage.

Or, l'inattendu vient surprendre ,
En rendant heureux ou hagards,
Sans que l'on puisse rien comprendre
Aux causes animant le hasard.

Peines et joies sont dévolues,
Ou tourments, qui souvent meurtrissent.
On subit ce qui est voulu,
Douceurs du bien, affres du vice.

Immergés dans des eaux en rage,
Nombreux luttent pour leur survie.
Rendus sur la rive, à la nage,
Les rescapés disent merci.

Pour moi, sur mon arbre perchée,
Ayant l'impression d'être libre,
Je suis soudain effarouchée
À la lecture du grand Livre.

16 août 2006





par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Jeudi 17 juillet 2008


Fini, pour moi, le badinage,
Ce jeu de la complicité,
Excitante félicité.
Ô doux souvenirs de cet âge!

Ce jeu de la complicité
Faisait surgir maintes images.
Ô doux souvenirs de cet âge!
Séduction, inventivité.

Faisait surgir maintes images,
Issues du coeur, inusitées.
Séduction, inventivité,
Joyeux échanges plutôt sages.

Issues du coeur, inusitées
Des paroles du beau langage,
Joyeux échanges, plutôt sages,
Dans la tendre réalité.

Des paroles du beau langage,
Propos sans grande intensité,
Dans la tendre réalité,
Entre de charmants personnages.

1/12/2006

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Jeudi 17 juillet 2008


Son titre et ses trois premiers vers parcourus,
Peuvent nous inciter à connaître un poème
Ou nous en détourner, dépourvus d'indulgence.
Il surprend ou déçoit dès son commencement.

On ne peut clairement s'évaluer soi-même.
On écrit comme on pense et selon sa culture.
On lit, selon ses goûts et selon sa nature.
On n'aime ou n'aime pas à des degrés divers.

L'on doute rarement que l'unanimité
Soit l'effet évident de la célébrité.
Les critiques avisés restent certes prudents,
Il n'est pas opportun d'attaquer les plus grands.

Inconnu en son temps, aspirant au sublime,
Lautréamont l'a fait; puis, se jugeant aussi,
Attaqua violemment tous ses premiers écrits.
Dans sa vingtaine, hélas! il quitta notre monde.

Bien longtemps après lui, un autre idéaliste
Proclama qu'il voulait provoquer « le chaos ».
Pour replacer le Verbe en son commencement,
Il inventa Dada et ses commandements.

Des poètes en herbe, infatués d'eux-mêmes,
Adoptèrent ce dieu et ses aberrations.
Sans que l'idée leur vînt de douter un instant,
Alors qu'ils célébraient le grand Lautréamont.

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 16 juillet 2008

 

En hommage aux gens gracieux

 

 

La gentillesse est le sourire inattendu

Que nous offre un passant marchant dans notre rue.

 

C’est le comportement d’un enfant qui se baisse,

Arrache un pissenlit, nous le donne, en liesse.

 

C’est la peine que prend un voisin pour aider

Sans qu’on eût cependant à le lui demander.

 

C’est l’aimable pensée, disant qu’il apprécie,

Que laisse un internaute qui veut dire merci.

 

On ne loue pas souvent la simple gentillesse

Dont les effets sur nous s’apparentent aux caresses.

 

Des gestes spontanés, posés gracieusement,
Nous font voir, quelquefois,  la vie différemment. 

 

16 juillet 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Lundi 14 juillet 2008

 

Je sais pasticher une fable,

Mettre des vers en élégie,

En sonnet, en pantoum,

En ballade, en rondeau,

Certes pas en logomachie

Et encore moins en logorrhée,

En éloquence débridée,

Qui métamorphose les mots.

 

Pascal dénonçait la façon

Qu’on peut avoir de les forcer.

Que dirait-il de l’actuelle,

Qu’emploient les poètes nouveaux

Qui les vident et en font des sons,

 Des cascades tumultueuses,

 Qui mystifient ou qui déçoivent.

 Ceux qui recherchent des émois.

 

 J’ai invoqué ma douce  muse

 Pensant qu’elle pourrait m’aider

 À errer dans un autre espace

 En m’investissant de la grâce

 D’être dépourvue de raison.

 Le résultat fut négatif.

 À chaque muse ses talents,

 Je reste sur mon appétit.

 

 14 juillet2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Lundi 14 juillet 2008

 

Souvent, en se sentant mal aimés, solitaires

Ayant perdu la foi qu’ils avaient en la vie,

Des poètes apeurés accueillent des phobies,

Se créent un univers où aller se distraire


Ayant perdu la foi qu’ils avaient en la vie,

Le désir d’exister pleinement et de plaire,

Se créent un univers où aller se distraire,

Où règne l’incongru qui frise la folie.


Le désir d’exister pleinement et de plaire

Disparait à la fois de l’âme et de l’esprit,

Où règne l’incongru qui frise la folie.

Le langage est truqué au monde imaginaire.


Disparait à la fois de l’âme et de l’esprit

La joie de s’exprimer en face d’un mystère.

Le langage est truqué au monde imaginaire,

Sans vouloir mystifier, on devient incompris.

 


La joie de s’exprimer en face d’un mystère,

De la beauté surgie et offerte sans prix!

Sans vouloir mystifier, on devient incompris,

En répétant des mots soufflés pas des chimères.


13 juillet 2006

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008
 J'ai reçu de jour, en cadeau, deux poèmes sous le rubrique commentaire de mon texte Errance délectable. Je vous en recopie un pour vous faire découvrir une poésie bien différente de la mienne.L'autre est aussi sur mon blog

Overdose de choses

Des choses, rien que des choses. Des choses égarées parmi les choses ? Des champs de blé couchés de déche, des chants de pluie douchés de sécheresse,des lumières subtiles d?âcreté ,des messes débiles de pauvreté , des paysages ballonnés de mirages ,des villes parrainées de veuvage..
Des ports soudés au voyage, des bagages peuplés d?orages, des voluptés gammées de laideur et des larmes desséchées de fureur.
Des choses qui butinent les restes d?une brume orpheline, se ratatinent comme sa chevelure opaline et se calcinent dans sa câlinerie assassine ?
Des choses encore des choses. .guerroyant comme des vieux enfants qui pleurent en déshabillant quelques couchants qui s?éteignent en béant dans les larves d?une passion,aboyant comme des astres en béton qui caracolent sur des quais en carton ?
Et moi ,Chaloupé dans le glamour des prières aurorales , je promène des diadèmes d?écume qui se pavanent sur mon squelette désossé , velouté dans l?élégance des douleurs nymphomanes,je trimballe des guirlandes de brume qui paradent sur mon front azuré puis je m?écoute flétrir comme une rose lépreuse ,périr d?une overdose de choses.

Auteur: Farid Chettouh
par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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