Lundi 6 juillet 2009
A mon ami Claude Moukarzel

Cueillette d'expressions imagées

A mon ami Claude Moukarzel

On choisit sa nourriture, et l'on fait de même pour les mots. Souvent l'habitude nous guide.
En français, on use de verbes qu'on associe à des noms concrets ou abstraits. Cela donne un style imagé.
En pensant à l'élévation, on emploie le verbe lever, dans de multiples expressions et d'autres verbes dérivés.
On réalise avec surprise la richesse des expressions qui sont devenues usuelles.
J'ai relevé, pour le plaisir, des associations de mots amusantes sur la page que je vous offre ci-dessous.

I) l'emploi du verbe lever dans des sens bien différents:

lever la tête, lever les yeux sur quelqu'un, lever les épaules, lever la main sur quelqu'un, lever le pied, lever l'ancre, lever une cuisse de poulet lever une femme, lever son chapeau
 lever la séance, lever une armée, lever le siège, lever un interdit, lever des impôts, lever une difficulté, lever les scellés.
La pâte lève, le soleil se lève, le temps se lève, la mer se lève, le vent se, on se lève de table.

II) L'emploi du verbe élever:

Elever aux honneurs, élever aux nues, élever les morts aux dépens des vivants,
 élever au pouvoir, élever des critiques, élever le ton, élever la voix, élever les prix, élever des animaux, bien élever ses enfants.
La foule s'élève, la température s'élève, des cris s'élèvent, on s'élève contre les abus.
III) L'emploi du verbe relever:

Relever un mur, relever la tête, relever sa robe, relever un défi, 
relever quelqu'un de ses fonctions, relever d'un voeu, relever le gant,
relever un vaisseau, relever une sauce, relever un virage, relever la garde, relever une faute , relever de maladie, ne relever de personne, relever les manches, relever des traces, relever une maille.
Le travail relève l'homme, la parure relève la beauté, 
 Se relever ou ne pas s'en relever.

IV) L'emploi du verbe soulever:

Soulever la colère, soulever l'indignation, soulever le peuple, soulever une question, 
soulever le voile, soulever l'enthousiasme, se soulever, se soulever de colère.
Avoir le coeur qui se soulève.

V) L'emploi du verbe prélever : 
Prélever du sang, prélever des traces, prélever des échantillons, prélever des taxes.

VI) L'emploi du verbe enlever:

Enlever une victoire, enlever un morceau de musique, enlever les suffrages, enlever une épine du pied.
Etre enlevé par la maladie.
6 juillet 2009


Par suzanne walther-siksou
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 5 juillet 2009
A la manière de....
I
Bien faire ou ne rien faire
J e vois mon voisin qui s'affaire. 
Chaque jour, il a fort à faire,
S'appliquant à faire et défaire
Ayant le désir de parfaire.

Le plus souvent, moi je fais faire 
Pour n'avoir pas à faire refaire.
Dehors, j'apprécie ne rien faire, 
Sans aucun souci à me faire.

Pour pleinement me satisfaire, 
Ce que j'ai grand plaisir à faire 
C'est flotter sur l'eau. Quelle affaire!
 Le corps en croix, se laisser faire!
II
Dire ou ne rien dire?

Certains se plaisent à prédire,
D'autres s'acharnent à médire, 
Et des rancuniers à maudire. 

Quand on pense avoir à redire, 
On ne devrait pas s'interdire 
D'oser combattre certains dires.

Or, avec le temps, c'est à dire
Devenus vieux, on laisse dire,
 On s'est lassé de contredire. 

 5 juillet 2009




Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
En pensant à Devos et aussi à Coluche

Quelques fois la vie semble fade, on tente de l'assaisonner. 
On associe l'humour au sel, tout comme lui fin ou grossier.
Certains recourent au piquant qui émoustille et revigore.
Les gourmets sont plus raffinés, ils recherchent d'autres recettes.
 Les humains ont besoin de rire. Des spectacles comblent leur envie.

Ceux d'humour s'adressent à l'esprit, des gestes accompagnent la voix
pour produire les meilleures effets et favoriser le gros rire.
Amusée l'audience applaudit aux jeux du corps et de l'esprit.
 Les adultes devenus enfants, la médiocrité acceptée,
 L'art d'amuser semble facile. Le niveau n'est pas élevé.

 Certains humoristes provoquent de véritables coups de coeur.
 Or de tels artistes sont rares. Peut-être même inexistants, 
 depuis le départ des plus grands, élus d'une muse discrète.
 La culture devient secondaire, le vocabulaire s'appauvrit.
 Déphasée, je pense à demain et j'ai grande mélancolie. 

  4 juillet 2009



Par suzanne walther-siksou
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
Je murmure: Humour es-tu là?
J'aimerais tant savoir comment
User des mots différemment! 
L'esprit lointain ne répond pas.

J'aimerais tant savoir comment, 
On peut faire rire aux éclats.
L'esprit lointain ne répond pas. 
Seule, je cherche intensément.

On peut faire rire aux éclats 
Ou sous cape, intelligemment.
Seule je cherche intensément, 
Hélas! Sans aucun résultat.

Ou sous cape intelligemment, 
On préfère parfois cela.
Hélas! Sans aucun résultat,
J'espère encore, innocemment.

4 juillet 2009 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009
Pendant les longues heures de classe
Retenue à la même place
Et empêchée d'être rêveuse,
Je fus une enfant pleurnicheuse.

Je reconnais et tiens pour vrai
Que les maîtresses travaillaient 
Avec ardeur et compétence,
Sans troubler mon âme en errance.

Je n'ai pas occulté ce temps, 
Qui reste étonnamment vivant,
Dont il me reste des poèmes 
Et certaines chansons que j'aime.

Après un été exaltant
Passé au bord de l'océan,
  La pluie revenue salutaire
Sur le chemin du secondaire.

J'eus des professeurs formidables
Et sus qu'il était agréable 
De s'instruire et de s'éduquer.
Je m'y suis fort vite appliquée.

Leur élégance et leur savoir 
M'incitèrent tôt à vouloir 
Rechercher partout la beauté 
Aussi bien que la vérité.

2 juillet 2009


Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009

A mes fils qui illustrent mes poèmes

 


Certes pas au top des blogueurs

Mais assurément dans le coeur

De nombreux amis virtuels,

Mes lecteurs intellectuels.

 


Je suis pleinement satisfaite

Car je n’ai jamais eu en tête

D’attirer dans mon univers

Ceux qui ne goûtent pas mes vers.

 


J’aime la poésie classique

Qui crée une douce musique.

J’ai le culte du beau français,

Qu’il soit écrit ou bien parlé.

 


Or les lecteurs que j’apprécie

Sont surtout ceux qui se soucient

De m’envoyer leurs commentaires

Etre honoré ne peut que plaire.

 


Sur le site de poésie

Que depuis longtemps j’ai choisi,

Des milliers de lecteurs ont lu

Mes poèmes qui leur ont plu.

 


Mon blog est un nouvel espace.

Je m’y attarde et m’y prélasse.

J’y trouve des photos que j’aime

Et l’agrémente pour moi-même.

 


                                                                    1er juillet 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009




Mes paroles voyagent emportées par les ondes,
Planent comme nuages où les pousse le vent,
Loin, de plus en plus loin du fleuve Saint-Laurent,
Arrivent au hasard dans quelque coin du monde.

Planent comme nuages où les pousse le vent, 
Mes émois, mes pensées, mes rêveries profondes.
Arrivent au hasard dans quelque coin du monde,
Parfois dans un jardin au calme reposant.

Mes envies, mes pensées, mes rêveries profondes,
Se séparent de moi légères en voltigeant, 
Parfois dans un jardin au calme reposant
Où des parfums discrets s'élèvent et se confondent.

Se séparent de moi légères en voltigeant,
Retombent à la fin dispersées à la ronde,
Où des parfums discrets s'élèvent et se confondent.
En éveil, surpris, les cueillent des passants.

1er juillet 2009
Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009


On ne craint pas l'inévitable
Quand on est jeune et en santé.
Rien ne paraît irréparable;
 Le corps a tant de facultés!

Le temps lentement fait grandir,
Surprenant en toute saison.
On a le désir d'applaudir
Quand il magnifie l'horizon.

Certes on accueille l'espérance,
En préparant son avenir.
On aide de son mieux la chance
 Mais sans pouvoir tout prévenir.

Après des années, on comprend
Que le sort n'est jamais fiable.
S'il a offert et qu'il reprend,
Il cause un tort inqualifiable.

Bien plus tard, après des souffrances 
Qui ont succédé à des joies, 
On apprécie l'indifférence, 
On ne cherche plus le pourquoi.

Lors, on perçoit l'inévitable 
Qui se rapproche à pas de loup.
Le plaisir restant désirable,
On ne renonce à rien du tout.

29 juin 2009
Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 juin 2009


Ceux qui sont honorés quand ils n'existent plus,
 Ne peuvent apprécier le prix de leurs apports.
 Mais leur contribution, à la fin reconnue, 
Avait eu des effets antérieurs à leur mort.

L'important n'est-il pas que chacun de son mieux,
Développe les dons qui pourront lui permettre,
D'oeuvrer utilement au moins dans son milieu,
Parfois sans le besoin de se faire connaître.

Pensons avec respect à tous les créateurs, 
Aux savants acharnés à trouver des remèdes, 
Aux humoristes, artistes, écrivains et chanteurs, 
Qui grâce à leurs efforts nous apportent leur aide.

Dans de très vieux volumes où je puise sans cesse, 
Des poèmes sublimes attendent dans l'oubli.
La plupart, chaque fois, m'emplissent de tendresse.
Je choisis l'un d'entre eux, l'illustre et le publie.

En sachant qu'il est lu, je me sens attendrie.
Sont à présent nombreux ceux qui, tout comme moi,
Goûtèrent les propos de Henri Warnery.
Il a pu à nouveau faire entendre sa voix

28 juin 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 juin 2009
D'énormes blanches hydrangelles,
Des lys oranges parmi elles,
Font un gigantesque bouquet
Dans mon jardin humble et coquet.

Je contemple l'âme ravie, 
Une autre offrande de la vie.
De la beauté source de joie,
Faite de dentelle et de soie

Aux instants de mélancolie, 
Des fleurs somptueuses ou jolies, 
M'emplissent l'esprit d'allégresse,
Quand lasse ou déçue, je paresse.

L'élan vital qui m'émerveille,
Me fait réagir, m'ensoleille.
Je sors de mon indifférence,
Retrouve une saine appétence.

27 juin 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus