Vendredi 11 décembre 2009 5 11 12 2009 20:12

 


A la princesse Stéphanie

En attendant, face à la piste,

Encore vide des artistes,

J'ai fixé le plafond de toile,

Cachant à mes yeux les étoiles.

 
Un poète nous dit qu’un jour,

Au son du fifre et du tambour,

Dans une envolée admirable,

Un clown déserta ses semblables.

Lors s’étant enfin délivré,

Il roula l’esprit enivré,

Le corps léger et l’âme fière,

Parmi de troublantes lumières.

Sully Prud’homme aimait rêver

Et maintes fois, les yeux levés,

Quand la nuit noire était sans voile,

Il parlait, en vers, aux étoiles.

 
11 décembre 2009

 

 

 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 21:24

 

Aux couleurs allumées succède un blanc éteint.

Chaque jour, animé, le grand décor diffère.

Assiégée dans la nuit, je devins prisonnière.

J’ai charrié la neige alourdie, sans entrain.

 
Chaque jour, animé, le grand décor diffère.

Le blanc privé d’éclat, qui s’impose, m’étreint.

J’ai charrié la neige alourdie, sans entrain.

Le soleil invisible éclaire une autre sphère.

Le blanc, privé d’éclat, qui s’impose, m’étreint.

La monochrome image, au ralenti, s’altère.

Le soleil invisible éclaire une autre sphère,

La poudrerie se heurte à la haie du jardin.
  

La monochrome image, au ralenti, s’altère.

Le rythme provisoire est des plus incertains.

La poudrerie se heurte à la haie du jardin,

En poussant un rideau fait d’humide poussière. 


                                                                                                 9 décembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 20:41

 

La joie qui s’est faite lumière,

Née du soleil éblouissant,

Irradie la neige en poussière,

Rend les érables attendrissants.

 
A surgi un tableau immense.

Etonnée, restant éveillée,

Immobile dans le silence,

Je le contemple émerveillée.

 
Le ciel présente à mes yeux,

Nullement ridée, apaisante,

Une vaste étendue d’eau bleue

Bordée de montagnes géantes.

Je me trouve en état de grâce,

A nouveau, après de longs mois.

Dans cet ailleurs, je me prélasse,

Des monts enneigés face à moi.

    8 décembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 12 2009 20:56

 

Les êtres qui m’aimaient sont devenus absents.

Ils accueillent ailleurs les joies de l’existence.

Je ne me permets plus de troubler leur silence.

Ils connaissent, je sais l’ennui que je ressens.

Ils accueillent ailleurs les joies de l’existence,

Les souvenirs surgis, réveillés par un vent.
Ils connaissent, je sais, l’ennui que je ressens,

Mon ardeur à aimer, ma naïve espérance.  


  Les souvenirs surgis, réveillés par un vent, 
  Sous plis enrubannés, des gages en abondance.

Mon ardeur à aimer, ma naïve espérance,

Tous les émois sauvés demeurent nourrissants.

Sous plis enrubannés, des gages en abondance.

Soudain, par la pensée, reviennent des accents.

Tous les émois sauvés demeurent nourrissants.

Vers mes tendres amis va ma reconnaissance.  


                                                                                           6 décembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 19:38

 

En permanence mes poupées

Conservent un joli sourire.

Or même en survenant, le pire

Ne pourrait les préoccuper.

 
C’est qu’en dépit de l’apparence,

Qui fait qu’on se méprend parfois,

Elles n’éprouvent aucun émoi

Et sont privées d’intelligence.

Pourvu d’une âme et d’un cerveau,

L’être humain voudrait se soustraire

Aux hasards qui lui sont contraires.

Il essaie d’agir comme il faut.


Mais que peuvent la volonté,

Une ardente persévérance,

Pour éliminer la souffrance

Qu’impose la fatalité?  


Quand une idée fixe m’assiège,

Pour tenter de la dissiper,

Je vais contempler mes poupées

Or je demeure prise au piège.

 
3 décembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 22:16


Nous condamnant à ne rien faire,

Nous empêchant de réagir,

L’obsession vient nous ramollir

Difficile de s’en défaire!

 

Nous empêchant de réagir,

Quand nous voudrions nous distraire.

Difficile de s’en défaire!

Sa rengaine est dure à subir.

 


Quand nous voudrions nous distraire,

Nous nous heurtons au déplaisir.

Sa rengaine est dure à subir,
Elle dissipe nos repères.

 

Nous nous heurtons au déplaisir.

Elle a une saveur amère,

Elle dissipe nos repères,

                                                   L’idée fixe née d’un désir.

                                                                   2 décembre 2009


 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 01:30

    A Alain Badiou

 Ce bel enfant aux cheveux roux
Etait-ce  votre frère ou vous,

Trottinant auprès d’une fée,

 Toujours fort joliment coiffée?


Nous les regardions  traverser

La petite cour du lycée.

Puis, seule, revenait pour nous

La magicienne au timbre doux.

 


Grâce à une envolée de vers,

Elle créait un univers

Amusant ou bien fabuleux.

Je ne la quittais pas des yeux.

 


Je l’aimais avec dévotion,

Je débordais d’admiration.

Ses leçons, toujours agréables,

Me furent des plus profitables.

 


Mais vint l’adieu aux exilés.

Lors, la vue du ciel étoilé,

Ne dissipait plus la détresse

Ni parfois la simple tristesse.

 


Ce soir, chez moi, sorti du temps,

Alain Badiou aux cheveux blancs.

En écoutant cet homme sage,

J’évoque une lointaine image.

 


27 novembre 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 19:17

 

Ne cogitant pas, mon esprit

Se reposait dans le silence.

Une voix, soudain le surprit,

Le tirant de sa somnolence.

 
Il entendit: tu es dolent,

Il serait bon de te distraire.

Sans recourir au dictionnaire,

Donne au mot prendre son allant.

 
Se précipitèrent, en grand nombre,

Des phrases faites, des images

Précises, d’un commun usage,

Or beaucoup restèrent dans l’ombre.

A la forme active ou passive,

Ce verbe s’impose parfois.

Pour parler d’actions ou d’émois

Il contient une force vive.

 
25 novembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 22:42

 

La beauté, qu’offre la nature,

Se laisse capter en images,

Surgies parfois de simples mots.

 


Mais tout n’est pas aussi plaisant.

La mode crée présentement

Des façons causes de regrets.

 


On se laisse emporter, passifs,

On ne sait plus ce qui est beau,

On a surtout besoin de rire.

 


Face à l’énergie de farceurs,

La critique, manquant d’ardeur,

Se fait timidement entendre.

 


Lors la médiocrité l’emporte,

Teintée souvent de mauvais goût,

Et se répand vite partout.

 


L’intrépidité, l’endurance,

Le savoir et l’intelligence.

En se manifestant envoûtent.

 


Ils font avancer le progrès

Dans des champs d’action innombrables,

Surtout celui de la santé.

 


Or qu’adviendra-t-il de l’humour,

Délicatesse qu’on savoure

Et de la grâce en poésie?

 


24 novembre 2009





Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 23:17
  

La fatigue et le découragement sont parfois si étroitement liés que l’on ne saurait distinguer la cause de l’effet.


On peut se sentir affaibli et en perte d’énergie alors que l’on couve une maladie ou que l’on vient à peine d’en sortir.

La convalescence permet de reprendre confiance et de faire des projets mais si elle perdure, il peut s’en suivre de l’impatience ou de l’inquiétude.


Les raisons de se décourager sont nombreuses. Des efforts appliqués continus ou répétés qui aboutissent à un échec entraînent une fatigue que teinte le mécontentement ou parfois la tristesse. Un espoir devenu, une quasi certitude, et qui sombre dans l’impossibilité de se réaliser peut être la source d’une langueur plus ou moins durable. Un travail achevé qui ne porte pas fruit incite à l’inactivité au fameux: à quoi bon!


La passivité à laquelle on associe le découragement ne survient pas toujours à la suite d’un échec.

Le hasard a bien des façons de nous désenchanter et de nous laisser temporairement sans ressort.


Il arrive parfois que la sagesse acquise qui engendre la liberté d’esprit et la sérénité ne puisse pas venir à bout d’un engourdissement désagréable dont l’origine reste incertaine.


Plaire est une jouissance pour certaines personnes qui s’y sont longtemps appliquées.

A la fin de leur existence, elles y renoncent avec regret si elles se sentent démunies. Elles ont alors tendance à se laisser-aller à la langueur surtout si leur atout principal tenait à leur beauté physique ou peuvent demeurer sereines si leur esprit les rend toujours d’une approche agréable.

De Ferney, en mai 1970, dans une lettre adressée à Mme Necker, Voltaire devenu vieux mais se sentant un coeur de vingt-cinq ans se dépeignait ainsi:

« Mes yeux sont enfoncés de trois pouces, mes joues sont du vieux parchemin mal collé sur des os qui ne tiennent à rien; le peu de dents que j’avais est parti. Ce que je vous dis là n’est point coquetterie ».

Il aurait pu tout aussi bien écrire:: Ce que je vous dis là n’est point découragement.


Relativiser les maux qui nous chagrinent est un remède d’une efficacité certaine. On devrait se plaindre des outrages du temps, avec humour, en se félicitant de demeurer en vie.

Les ressources de l’esprit et l’exaltation que cause la vue des choses belles incitent à conserver une énergie vitale qui se renouvelle et combat les effets des déceptions inévitables.

12 novembre 2009

 

Par suzanne walther-siksou
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