En pensant à Devos et aussi à Coluche
Quelques fois la vie semble fade, on tente de l'assaisonner.
On associe l'humour au sel, tout comme lui fin ou grossier.
Certains recourent au piquant qui émoustille et revigore.
Les gourmets sont plus raffinés, ils recherchent d'autres recettes.
Les humains ont besoin de rire. Des spectacles comblent leur envie.
Ceux d'humour s'adressent à l'esprit, des gestes accompagnent la voix
pour produire les meilleures effets et favoriser le gros rire.
Amusée l'audience applaudit aux jeux du corps et de l'esprit.
Les adultes devenus enfants, la médiocrité acceptée,
L'art d'amuser semble facile. Le niveau n'est pas élevé.
Certains humoristes provoquent de véritables coups de coeur.
Or de tels artistes sont rares. Peut-être même inexistants,
depuis le départ des plus grands, élus d'une muse discrète.
La culture devient secondaire, le vocabulaire s'appauvrit.
Déphasée, je pense à demain et j'ai grande mélancolie.
4 juillet 2009
Par suzanne walther-siksou
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