Flou matinal
Dans le silence et le confort, dans la chaleur,
J’ai le vague désir de verser quelques pleurs,
Sans raison, face à ma rue ensoleillée.
Peut-être suis-je encore un peu ensommeillée.
Pourtant je ne ressens pas de mélancolie,
Entourée de nombreuses fleurs, certes jolies
Lassitude, je crois. Lors, mon manque d’entrain
Me met dans cet état nouveau et incertain.
Je vois autour de moi les choses que j’aimais
Devenues peu à peu dépourvues d’intérêt.
Je sais que sagement, je devrais m’en défaire,
Pour me sentir, enfin, libérée, plus légère.
Je pense, avec émoi au bonheur que j’aurais
À vivre délestée, sans soucis, sans regrets,
Là-bas, prés de la mer, dans l’un de ces pays
Qui offre l’infini étoilé chaque nuit.
14 mai 2008
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