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Présentation

Samedi 10 mai 2008

                                                   La  vida

 

Le mot vie a simple apparence.

Il reste ignoré dans l’enfance.

Tout comme le ferait un grain,

Il ne promet rien de certain.

 

Célébrée dans tous les pays,

La vie prend des noms qui varient.

On peut adopter l’un d’entre eux

Qui nous paraît plus chaleureux.

 

Or quel que soit le mot choisi,

Terne ou empreint de poésie,

Il mène au monde fantastique

Où rien ne demeure identique.

 

Tous les émois sont éphémères.

En priant ou non, on espère

Mais le sort, dont dépend la vie,

Régit le monde, sans avis.

 

8 mai 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 10 mai 2008

                                                    En délibéré

 

Je sais que ma mère fut sage,

Quand elle eut atteint un bel âge,

De se défaire de ses biens

Et d’aller vivre chez les siens.

 

Je l’envie d’avoir eu ce choix

Qui n’est pas une option pour moi.

J’accueille un autre anniversaire

Et me questionne sur quoi faire.

 

Je suis la gardienne de choses

Bien inutiles et dont je n’ose

Me débarrasser sans égards.

Je les caresse du regard.

 

De plus, je suis propriétaire

Des lieux où je vis solitaire.

Mon âme anime ma maison,

Y défie souvent la raison.

 

Pas de pression ni de panique.

Je délibère, juge unique.

La sentence devra venir

Régissant ma vie à finir.

 

9/05/2008

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 10 mai 2008

                                 Un impératif de vieille France

 

Quand un être est devenu chose ,

On annonce aussitôt sa mort.

 On emploie le mot le plus fort.

Chacun pense aux paupières closes.

 

Ensuite, on parle de décès.

On dit qu’il a quitté ce monde, 

On occulte le mot immonde

Qui s’imposait avec excès.

 

Mais peu importe ce rejet,

Quand l’énergie de l’existence,

Est dépourvue de sa puissance,

Un vivant devient un objet,

 

Un objet fait d’une substance

Instable et en métamorphose.

L’âme peut-être s’y repose  

Ou plane, déjà en partance.

 

Pas à garder dans une armoire,

Il faudra s’en débarrasser.

Engloutir les émois passés,

Mettre au silence la mémoire.

 

 «Réveillez-vous, vous qui dormez,

Priez Dieu pour les trépassés!»

Chacun, autrefois, devait croire,

Qu’un mort fait face à son histoire.

 

  10/05/2008

 

 

 

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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