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Mercredi 21 mai 2008

L'ensorceleur



Charmant, tendre, émouvant, suave, délicieux,
Délectable, indicible, excitant, merveilleux,
Lesquels de ces mots, ou d'autres à inventer,
Traduiront le plaisir qui naît de la beauté,
Quand le réel en est tout à fait transcendé?

Dans un état de grâce, menant dans les hauteurs,
J'ai suivi Jean Giono, conteur, ensorceleur,
Vers des lieux désertés et réputés arides.
Sans crainte des rigueurs et des assauts perfides,
Il ne s'y rendait pas le coeur et les mains vides.

Je l'ai vu y semer, dans l'effort et l'ardeur
Des graines inconnues qui donnent des couleurs
Et répandent des ondes, fécondantes à l'envie.
Les êtres étonnés, ragaillardis, ravis,
Sentirent, en eux, couler de troublantes envies.

S'il pouvait, plus souvent, revenir en douceur,
Pour changer en clarté l'éprouvante noirceur,
Les hommes, démunis, marchant les yeux baissés,
Fatigués et parfois cruellement blessés,
Verraient soudainement leur angoisse cesser.

Alors, s'émerveillant, en fixant l'horizon,
Ils y découvriraient la gloire d'Orion.

13/10/2004


 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 20 mai 2008
par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 20 mai 2008

 

 

Un foisonnement délectable

 

 

 

Souvent, dans mon salon, j’ai eu, épanouie,

Une fleur d’hibiscus dont la vue m’a ravie.

Sur le vert ciselé du superbe arbrisseau,

Elle m’apparaissait comme étant un joyau.

 

Le lendemain matin, complètement fondue,

Elle était devenue minable résidu.

Après avoir été par sa gloire éblouie,

Je me sentais déçue, quelque peu appauvrie.

 

Deux arbustes, en ce jour, font que ma joie éclate.

Sur l’un, d’un vert foncé, quatre fleurs écarlates.

Sur l’autre, séparées, deux autres qui exposent,

Sur un vert printanier, leurs grands pétales roses.

 

Deux hibiscus en fleurs, des boutons en surplus,

Promesses de beauté, joyeusement perçues.

Aux belles de ce jour, écarlates ou roses,

Succèderont des sœurs, nouvellement écloses.

 

19 mai 2008

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Lundi 19 mai 2008

                                              L’immersion

 

Immergés, comme moi, dans l’ère des miracles,

Les personnes âgées, vivent soudainement,

Profitant du progrès, dans l’émerveillement,

Se créant de leur mieux un séjour confortable.

 

Hélas! y parvenir n’est pas toujours facile.

Il faudrait révéler tout ce qui nous déçoit,

La nostalgie qu’on a des plaisirs d’autrefois,

Paraître trop sensibles ou sembler puériles.

 

Il y a des constats qu’on n’avoue qu’à soi-même,

Avec indifférence ou soupçon de regret.

On s’est d’abord complu à s’abuser, malgré

L’évidence  affectant ce que le doute sème.

 

On s’entend clairement murmurer: c’est assez!

 Ne plus renouveler les gestes équivoques,

Qu’engendraient les émois datant d’une autre époque.

On médite l’avis que dicte la pensée.

 

J’essaie, également, d’éviter les problèmes.

Je ne me permets pas de faire la leçon.

Je subis, sans broncher les nouvelles façons,

  J’en adopte certaines, non pas que je les aime.

 

19 mai 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 17 mai 2008
J'ai le plaisir de vous informer que j'ai fait éditer un livre d'art de cent-cinquante pages contenant  trois cent -cinquante de mes poèmes.
Ce livre ne sera disponible qu'en exemplaires imprimés sur commande.
Si vous êtes intéressés à vous en procurer un ,vous devrez aller sur le lien ci-dessous:
http://www.blurb.com/bookstore/detail/234970

par suzanne walther-siksou
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Jeudi 15 mai 2008

De différents coups de cœur

 

Venus pour différents mobiles,

Au salon de l’automobile,

Les visiteurs s’y extasient

Devant le luxe qu’ils envient.

 

Qualité suprême, élégance,

Les bien nantis ont de la chance!

Chaque auto qui se trouve là

Est dotée de certains appâts.

 

On doit éviter une erreur,

Résister à un coup de cœur,

Un guide du consommateur

Peut édifier un acheteur.

 

La beauté que l’on prend des yeux,

Qui a le pouvoir merveilleux

De remplir l’âme d’allégresse,

Se revêt souvent de tendresse.

 

Elle se fait parfois musique

 En une offrande poétique.

En ce qui relève des Muses,

Qui le veut s’émeut ou s’abuse.

 

Chacun ressent selon ses goûts

 Et sans s’interroger du tout.

Peu importe dans l’art de plaire

Qu’il soit savant, faible ou vulgaire.

 

                                                                              Se voulant lucide, un artiste,

Très, naturellement, insiste
Que seuls ses pairs soient compétents

Pour louer ou non son talent.


14 mai 2008 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 14 mai 2008

 

L’invitation

 

Lumière et chaleur, ce matin, m’alourdissent.

Je me tiens assoupie, au dedans, à l’abri.

Ne viennent m’occuper ni rengaines ni cris.

Le temps, certainement, subrepticement glisse.

 

N’ai pas le goût de lire ou de me dépenser.

Je vois, à mes côtés, mes plantes qui grandissent,

Et sans frémissements chaque jour, embellissent.

Je sais que je vieillis, sans vouloir y penser.

 

Alors que je végète, en parfaite innocence,

Ma raison en éveil, indulgente ou sévère,

Voulant me protéger, comme fait une mère,

Me somme d’éviter la morne somnolence.

 

Une phrase imprévue soudainement m’arrive

Irrésistiblement, je saisis un crayon.

Comme d’un instrument en émanent des sons

Qui m’emportent, aussitôt, voguant à la dérive .

 
14 mai 2008

                                       

        

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 14 mai 2008

                                                  Flou matinal

 

Dans le silence et le confort, dans la chaleur,

J’ai le vague désir de verser quelques pleurs,

Sans raison, face à ma rue ensoleillée.

Peut-être suis-je encore un peu ensommeillée.

 

Pourtant je ne ressens pas de mélancolie,

Entourée de nombreuses fleurs, certes jolies

Lassitude, je crois. Lors, mon manque d’entrain

Me met dans cet état nouveau et incertain.

 

Je vois autour de moi les choses que j’aimais

Devenues peu à peu dépourvues d’intérêt.

Je sais que sagement, je devrais m’en défaire,

Pour me sentir, enfin, libérée, plus légère.

 

Je pense, avec émoi au bonheur que  j’aurais

À vivre délestée, sans soucis, sans regrets,

Là-bas, prés de la mer, dans l’un de ces pays

Qui offre l’infini étoilé chaque nuit.

 

14 mai 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 13 mai 2008

            


Star d’un jour

 

 

En équilibre, somptueuse,

Une fleur d’hibiscus ouverte,

Se détachant des feuilles vertes,

Qui pose en star voluptueuse.

 

Une fleur d’hibiscus ouverte,

D’une perfection fabuleuse,

Qui pose en star voluptueuse,

Une grâce qui m’est offerte.

 

D’une perfection fabuleuse,

Du velours pourpre sur soie verte

Une grâce qui m’est offerte,

La beauté qui me rend heureuse.

 

Du velours pourpre sur soie verte,

Oeuvre vivante, capiteuse,

La beauté qui me rend heureuse

Que je sais périlleuse, certes.

 

13 mai 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Lundi 12 mai 2008

 Retombée sous le charme

 

J’assiste, en invitée, au banquet de gourmands

Qui échangent entre eux très généreusement.

J’ai perdu l’appétit. Je me sens d’un autre âge,

Quand je prête l’oreille aux propos et messages.

 

Des faits ont eu raison de ma joie triomphante.

Je les occulte en vain, je demeure hésitante.

Il m’arrive parfois d’avoir un coup de cœur

Mais les fruits et les mots ont perdu leur saveur.

 

Au soleil, revenue seule à mon jardinet,

J’y constate, ravie, l’énergie qui renaît.

La nature, à nouveau, cumulant les prouesses,

Démontre qu’elle tient et remplit ses promesses.

 

Sur les deux cerisiers s’activent sans effort,

Des abeilles figées que le soleil endort.

 En blanches étincelles joyeusement éclate

La vie qui prend aussi des couleurs écarlates.

 

Retombée sous le charme  qui écarte le doute

Je vais sereinement continuer ma route,

En m’emplissant les yeux de la beauté surgie,

Émouvante souvent ou emplie de magie.

 

12 mai 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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