Samedi 18 juillet 2009
A mon fils Alain

Si je ne dormais pas le jour,
Je pourrais faire plus de choses.
Laissant le temps suivre son cours, 
Bien trop souvent, je me repose.

La fatigue s'en prend au corps
Soudainement et celui-ci
S'immobilise et puis s'endort; 
L'âme engourdie le fait aussi.

Quand je sors de mon indolence,
Je regrette mon inertie.
Mais sans me faire de souci,
Je demeure dans le silence.

Qu'ai-je gardé de mon errance?
Est-ce possible, rien du tout,
Pas la moindre réminiscence?
Suis de retour je ne sais d'où.

Mon esprit, parfois provoquant,
Suggère un coma éphémère.
Me revoilà soliloquant
Sur la nature et ses mystères.

18 juillet 2009
Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Vendredi 17 juillet 2009


 

  Sur le fleuve

  Quatre tons de bleus 
s'harmonisent au soleil,
jusqu'à l'horizon.
...
Bien au-dessus d'elle, 
le ciel colore l'eau claire, 
Tout en s'y mirant.
....
En état de grâce,
à la vue du Saint-Laurent, 
L'âme se délecte.



17 juillet 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Vendredi 17 juillet 2009

A ma grande soeur Marcelle


Je ne me sens plus responsable, 
Me distrais fort innocemment,
Joue le jeu du contentement,
Me rendant la vie agréable.

Me distrais fort innocemment,
Choisissant des tâches aimables,
Me rendant la vie agréable.
Ne m'attriste que rarement.

Choisissant des tâches aimables, 
Je savoure certains moments.
Ne m'attriste que rarement,
J'accueille l'oubli secourable.

Je savoure certains moments,
Quand la beauté est ineffable.
J'accueille l'oubli secourable,
Repoussant les anciens tourments.

Quand la beauté est ineffable, 
Je pense à maman qui souvent, 
 Repoussant les anciens tourments,
Exprimait sa foi remarquable.

17 juillet 2009






Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Jeudi 16 juillet 2009
 A  Automnale


Elle est venue telle une abeille
Butiner au coeur du jardin.
De fin velours ou de satin, 
Les fleurs y poussent à merveille.

Butiner au coeur du jardin
Plaît certainement à Mireille.
Les fleurs y poussent à merveille,
L'air est parfumé ce matin.

Plaît certainement à Mireille,
La beauté qui surprend soudain.
L'air est parfumé ce matin,
L'écureuil attend et surveille.

La beauté qui surprend soudain 
Ravit l'esprit ou le réveille. 
L'écureuil attend et surveille,
Se délectant d'un bout de pain.

15 juillet 2009


Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Mardi 14 juillet 2009





Je m'acharne abusivement.
Un résultat imprévisible.
  Je me dis: ce n'est pas possible!
J'essaie encore évidemment.

Quand on a une clé en main
Dont on use très fréquemment, 
On ne peut comprendre comment
Elle ne tourne plus soudain.

Mon esprit n'a jamais failli
Quand je lui suggère un sujet.
Il me fait don, en un seul jet, 
De mots saisis en gribouillis.

Ce jour, il s'avère en défaut.
Je plonge dans l'incertitude.
Mon stylo mû par l'habitude
Trace des mots qui sonnent faux.

Une feuille emplie de ratures!
Mon esprit a eu des ratées.
J'essaie de ne pas m'inquiéter,
Je ne crains pas que cela dure.

14 juillet
Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Dimanche 12 juillet 2009
La vie s'est métamorphosée,
Rendant l'incroyable possible.
Grâce à des forces irrésistibles, 
La folie a pu s'imposer.

Rendant l'incroyable possible,
La vie permet de tout oser.
La folie a pu s'imposer
Créant le sublime ou l'horrible.

La vie permet de tout oser.
Rien n'est plus incompréhensible.
Créant le sublime ou l'horrible,
Oeuvrent artistes et névrosés.

Rien n'est plus incompréhensible.
Se sont branchés les déphasés.
Oeuvrent  artistes et névrosés.
  La vitesse est irrésistible.  

12 juillet 2009
Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Samedi 11 juillet 2009
A mon ami lointain

- Coucou! Bonjour! C'est moi Suzie!
Il pleut, seulette je m'ennuie.
Ce matin, il faisait soleil. 
Au jardin, j'étais en éveil. 

J'ai taillé la haie maladive, 
Afin qu'elle repousse vive, 
J'ai coupé le gazon trop haut,
 Puis je me suis mise au repos.

Les efforts me fatiguent vite,
Le plus souvent, je les évite. 
Je n'ai plus rien d'urgent à faire, 
Sauf une envie à satisfaire. 

Pour sortir de ma solitude,
 Suivant une douce habitude, 
Je viens à toi le coeur léger
Mais je n'ose te déranger.

Je suis à marcher sous la pluie
 Qui me lave de mon ennui.
Or, en te parlant sur la route, 
J'ai l'impression que tu écoutes.

11 juillet 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Lundi 6 juillet 2009
A mon ami Claude Moukarzel

Cueillette d'expressions imagées

A mon ami Claude Moukarzel

On choisit sa nourriture, et l'on fait de même pour les mots. Souvent l'habitude nous guide.
En français, on use de verbes qu'on associe à des noms concrets ou abstraits. Cela donne un style imagé.
En pensant à l'élévation, on emploie le verbe lever, dans de multiples expressions et d'autres verbes dérivés.
On réalise avec surprise la richesse des expressions qui sont devenues usuelles.
J'ai relevé, pour le plaisir, des associations de mots amusantes sur la page que je vous offre ci-dessous.

I) l'emploi du verbe lever dans des sens bien différents:

lever la tête, lever les yeux sur quelqu'un, lever les épaules, lever la main sur quelqu'un, lever le pied, lever l'ancre, lever une cuisse de poulet lever une femme, lever son chapeau
 lever la séance, lever une armée, lever le siège, lever un interdit, lever des impôts, lever une difficulté, lever les scellés.
La pâte lève, le soleil se lève, le temps se lève, la mer se lève, le vent se, on se lève de table.

II) L'emploi du verbe élever:

Elever aux honneurs, élever aux nues, élever les morts aux dépens des vivants,
 élever au pouvoir, élever des critiques, élever le ton, élever la voix, élever les prix, élever des animaux, bien élever ses enfants.
La foule s'élève, la température s'élève, des cris s'élèvent, on s'élève contre les abus.
III) L'emploi du verbe relever:

Relever un mur, relever la tête, relever sa robe, relever un défi, 
relever quelqu'un de ses fonctions, relever d'un voeu, relever le gant,
relever un vaisseau, relever une sauce, relever un virage, relever la garde, relever une faute , relever de maladie, ne relever de personne, relever les manches, relever des traces, relever une maille.
Le travail relève l'homme, la parure relève la beauté, 
 Se relever ou ne pas s'en relever.

IV) L'emploi du verbe soulever:

Soulever la colère, soulever l'indignation, soulever le peuple, soulever une question, 
soulever le voile, soulever l'enthousiasme, se soulever, se soulever de colère.
Avoir le coeur qui se soulève.

V) L'emploi du verbe prélever : 
Prélever du sang, prélever des traces, prélever des échantillons, prélever des taxes.

VI) L'emploi du verbe enlever:

Enlever une victoire, enlever un morceau de musique, enlever les suffrages, enlever une épine du pied.
Etre enlevé par la maladie.
6 juillet 2009


Par suzanne walther-siksou
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Dimanche 5 juillet 2009
A la manière de....
I
Bien faire ou ne rien faire
J e vois mon voisin qui s'affaire. 
Chaque jour, il a fort à faire,
S'appliquant à faire et défaire
Ayant le désir de parfaire.

Le plus souvent, moi je fais faire 
Pour n'avoir pas à faire refaire.
Dehors, j'apprécie ne rien faire, 
Sans aucun souci à me faire.

Pour pleinement me satisfaire, 
Ce que j'ai grand plaisir à faire 
C'est flotter sur l'eau. Quelle affaire!
 Le corps en croix, se laisser faire!
II
Dire ou ne rien dire?

Certains se plaisent à prédire,
D'autres s'acharnent à médire, 
Et des rancuniers à maudire. 

Quand on pense avoir à redire, 
On ne devrait pas s'interdire 
D'oser combattre certains dires.

Or, avec le temps, c'est à dire
Devenus vieux, on laisse dire,
 On s'est lassé de contredire. 

 5 juillet 2009




Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Samedi 4 juillet 2009
En pensant à Devos et aussi à Coluche

Quelques fois la vie semble fade, on tente de l'assaisonner. 
On associe l'humour au sel, tout comme lui fin ou grossier.
Certains recourent au piquant qui émoustille et revigore.
Les gourmets sont plus raffinés, ils recherchent d'autres recettes.
 Les humains ont besoin de rire. Des spectacles comblent leur envie.

Ceux d'humour s'adressent à l'esprit, des gestes accompagnent la voix
pour produire les meilleures effets et favoriser le gros rire.
Amusée l'audience applaudit aux jeux du corps et de l'esprit.
 Les adultes devenus enfants, la médiocrité acceptée,
 L'art d'amuser semble facile. Le niveau n'est pas élevé.

 Certains humoristes provoquent de véritables coups de coeur.
 Or de tels artistes sont rares. Peut-être même inexistants, 
 depuis le départ des plus grands, élus d'une muse discrète.
 La culture devient secondaire, le vocabulaire s'appauvrit.
 Déphasée, je pense à demain et j'ai grande mélancolie. 

  4 juillet 2009



Par suzanne walther-siksou
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