On peut écouter sa pensée
Ou, en s’activant, s’en distraire.
Devenu âgé solitaire,
On hésite à se dépenser.
Le corps aspire à la détente
Et l’âme à de nouveaux émois.
Elle évoque ceux d’autrefois,
Quand reste vaine son attente .
Se souvenir aide à comprendre.
On accueille, sans contrôler,
Les bonheurs longtemps cajolés,
Les chagrins venus nous surprendre.
Or, peu à peu l’indifférence
Absorbe ce qui a été.
Quand on se perçoit en santé,
On tient pour grâce l’existence.
Coupé des autres, on soliloque.
Important de faire le point.
Certains transcrivent avec soin,
À la façon d’une autre époque.
30 mai 20