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Mercredi 11 juin 2008

 

 

                                                        L’astre, là-haut, brille immobile.

Moi, je ne bouge pas non plus,

Aussi figée que la statue,

Vulnérable puisque sensible.  


Moi, je ne bouge pas non plus.

J’attends la sensation possible,

Vulnérable puisque sensible.

Peut-être un cri grave ou aigu.  


J’attends la sensation possible.

Le monde autour de moi s’est tu.

Peut-être un cri grave ou aigu.

Un parfum devient perceptible. 
 

Le monde autour de moi s’est tu.

Aucun mouvement n’est visible.

Un parfum devient perceptible.

Il fait sourire la statue.


   24 février 2007

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 11 juin 2008

 

Je pris du plaisir à écrire.

J’ai saisi de nombreux moments

Et médité sereinement,

Écoutant la voix d’une lyre.


 

J’ai saisi de nombreux moments,

Loin des querelles qui déchirent,

Écoutant la voix d’une lyre,

Me berçant dans l’isolement.

 


Loin des querelles qui déchirent,

Reçue dans le ravissement,

Me berçant dans l’isolement,

La Beauté venue me séduire.

 

Reçue dans le ravissement,

La délectation à traduire,

La Beauté venue me séduire,

Suprême divertissement!

 


La délectation à traduire,

Mirifique émerveillement,

Suprême divertissement!

Ma muse a fait taire sa lyre.

 


Mirifique émerveillement!

Renonçant aux sons pour le dire,

Ma muse a fait taire sa lyre.

Demeurera l’étonnement.

 


20 mai 2007

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 11 juin 2008

 

 

 

Des vers, jadis appris, me viennent en mémoire.

  Je les savoure en les disant. Ils sont de Proust. 

Le flot de ma pensée me ramène à moi-même.


 

Il arrive parfois que le rêve enchanteur

  m’offre aussi un bonheur me laissant éblouie

Au réveil aussitôt, la lumière du jour

s’empare de mon âme encore émerveillée.
 

Je me souviens parfois avec intensité

  d’une grâce suprême, don d’un rêve perdu.

  Je sais qu’il en est d’autres que l’on vit éveillé.

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 10 juin 2008

Quand on a habillé les mêmes sentiments

De phrases les plus belles,

On voudrait en connaître d’autres différents.

Pour d'autres ritournelles!


Il faudrait provoquer,rompre ses habitudes,

En créer de nouvelles,

Engendrant des émois ou la béatitude.

Pour d'autres ritournelles!


Parfois, un enchanteur ou peut-être une muse

Me fait signe, m'appelle.

 Lors, je capte les choses qui me troublent  ou m'amusent
 
Pour d'autres ritournelles.
 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 10 juin 2008

Il y a deux soirs de cela,

je me mis à penser, un pincement au coeur,

à une jeune femme vaincue par le cancer.

Je me suis souvenu de son intelligence,

de sa grande douceur et de son dévouement.


Or, ce matin, classant des timbres,

j’ai trouvé un mot de sa main,

un merci adressé sur un coin d’enveloppe.

J’ai lu à haute voix et prononcé son nom.


Quelques instants plus tard, sur un papier jauni,

Lucie Furnes, la grande dame disparue,

m’invite pour la St Sylvestre.

Je ne sais que penser de son vivant message.

Deux rencontres émouvantes en ce même matin.

14/7/92

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 10 juin 2008

   

Dans la lumière humide de cette fin d’hiver,

où les arbres se tiennent sans un frémissement,

je respire comme eux, sevrée d'exubérance,

pressentant le retour des fleurs et des oiseaux. 

J’aime la neige en masse, restée immaculée,

j'apprécie le silence et l’immobilité,

éloignée, à l’abri des cris des écorchés,

des scènes infernales, de la furie des fous.

 
Je ne questionne pas les critères du sort

et j’exerce mon droit de vivre pleinement,

dans l’ivresse parfois, quand la beauté me grise,

toujours et par bonheur, en complète innocence.

  9/3/93

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 10 juin 2008

 

Doux ami,  

Par tous les temps, soleil ou pluie, devine quoi!

Dans des lieux reposants, dans d’autres excitants,

je voudrais partager mes moments les meilleurs,

t’avoir à mes côtés mais toi, tu es ailleurs.


Durant cette saison, joyeusement, tu cours,

exposé au soleil, les pieds nus sur le sable,

tu joues en souriant dans ton jardin d’été.


Mentalement, peut-être, au coucher du soleil,

tu me cueilles une rose ou me fais un bouquet,

or, tu ne m’écris plus, je n’en suis pas morose,

mais, depuis ce matin, le ciel est gris, il pleut.

18/7/92

.

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 7 juin 2008

 

Enfermée dans une fenêtre,

Piégée hasardeusement,

Elle avance paisiblement,

Perturbée mais sans le paraître.

 


Un aller-retour incessant.

Intrigué, il s’approche d’elle.

Elle semble n’avoir plus d’ailes,

Va et vient inlassablement.


Comment a-t-elle pu entrer

Dans cette fenêtre bien close

Et attirée par quelle chose?

Il la contemple de tout près.


 

Ému par sa persévérance,

En l’observant dans son parcours,

Il cherche à lui porter secours

Et lui témoigne sa présence.

 


Le besoin nous rend inventifs,

Il nous fait trouver la manière.

Pour libérer la prisonnière,

Il pense à user d’un canif.

 


La lame devient un radeau

Pour l’abeille tenue captive,

Elle s’y colle non craintive,

Retrouve ses ailes aussitôt.

 


L’enfant, après cette aventure,

Comprend que l’abeille fut sage.

La patience et le courage

Apaisent un tourment qui perdure.


5 juin 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Jeudi 5 juin 2008

 

 

 

Issues de l’art ou de la terre, les mêmes belles,

Épanouies, dans deux vases juxtaposés.

Les unes périront, elles sont naturelles,

Les autres, inaltérées, resteront exposées.

 

On ne saurait pas dire, assis en face d’elles,

À moins de les toucher, lesquelles sont vivantes

Mais seules,cependant, les non artificielles

Répandent un parfum les rendant émouvantes.
 

 

De superbes iris resurgissent groupés

Dans le petit jardin entourant ma maison.

J’applaudis, étonnée, contemplant leur beauté

Qui me comble de joie à chaque floraison.

 


Je les vois cependant se flétrir un à un

En laissant sur leur tige des boutons à éclore.

Après, il y aura dans l’air d’autres parfums,

Attirant les abeilles actives dès l’aurore.

 


À la morte saison, j’aurai des plantes en pot

Ainsi que de charmantes fleurs artificielles,

M’offrant joyeusement leur éclat en cadeau.

Sereine, j’attendrai les fragrances nouvelles.

 

                                                                        3 juin 2008

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 4 juin 2008

L’épreuve

 

Moi, j’attends le sommeil comme une récompense,

Une potion magique ayant de doux effets.

Quand il tarde à venir, je me berce et je pense

Que c’est pour m’endormir un procédé parfait.


 

Si je n’y parviens pas, je peux perdre patience.

Dormir est un besoin, s’il n’est pas satisfait,

On s’agite, on se plaint, on se croit en souffrance,

Quand on est cependant en parfaite santé.

 


Il suffirait, je crois, d’arrêter la pensée,

De rester attentif pour bloquer son passage.

Je n’entends plus, voilà! Possible, je le sais.

Mais elle se faufile sous un autre visage.

 


Ma stratégie souvent est d’accepter: d’accord!

Mon esprit est actif, je ne peux rien y faire,

S’il me tient éveillée, à la fois,âme et corps,

Qu’il m’offre des instants pouvant me satisfaire!


 

Les méthodes prônées me semblent improbables.

Je ne peux répéter, en m’en persuadant,

Que tout est pour le mieux. Je m’en sens incapable.

Je pense alors aux maux qui font tant de perdants.


Il arrive, aussitôt, que je m'entende dire:

Tu es dans ta maison et dans ton propre lit,

Pas dans un hôpital, sans douleur ni délire.

Je me trouve comblée, je crois que je souris.

 

                                                      3 juin 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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