Sont vides les mots que je trace
Pour exprimer ce qui se passe
Dans mon esprit et dans mon cœur.
Je sais que l’espoir est trompeur.
Nous n’avons pas vieilli ensemble.
Le sort fait comme bon lui semble.
Tout en demeurant bien réel,
Tu devins pour moi virtuel
En ce vieil homme devenu,
Tu me parais un inconnu
Et moi, flétrie, méconnaissable,
Je ne me sens pas présentable.
Après des années de souffrance,
J’ai accueilli l’indifférence.
Le sort se fait parfois farceur,
Redeviendrai-je l’âme sœur?
Je voudrais pouvoir t’embrasser
Et je le fais par la pensée,
En évoquant ton beau visage.
Le temps, hélas! nous fit outrage!
28 juin 2008