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Samedi 28 juin 2008

 

Sont vides les mots que je trace

Pour exprimer ce qui se passe

Dans mon esprit et dans mon cœur.

Je sais que l’espoir est trompeur.

 

Nous n’avons pas vieilli ensemble.

Le sort fait comme bon lui semble.

Tout en demeurant bien réel,

Tu devins pour moi virtuel

 

En ce vieil homme devenu,

Tu me parais un inconnu
Et moi, flétrie, méconnaissable,

Je ne me sens pas présentable.

Après des années de souffrance,

J’ai accueilli l’indifférence.

Le sort se fait parfois farceur,

Redeviendrai-je l’âme sœur?

 

Je voudrais pouvoir t’embrasser

Et je le fais par la pensée,

En évoquant ton beau visage.

Le temps, hélas! nous fit outrage!

 

 28 juin 2008

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 28 juin 2008

 

 

 

Quand  on dit qu’on voudrait et non pas que l’on veut,

Le désir que l’on a exprimé est un vœu.

Modeste, réaliste, on peut le satisfaire,

Avec persévérance et certain savoir-faire.

 

Mais de nombreux souhaits, qui demeurent ardents,

Feraient passer pour fous ou pour extravagants.

Nos besoins sont légers ou pesantes chimères.

Vouloir mais sans pouvoir peut rendre l’âme amère.

 

Ont dit qu’il est des lieux aux pouvoirs mirifiques,

Qu’on y voit des miracles avérés authentiques.

Un site en devient un, Fontaine de Trévi.

Leurs souhaits exaucés font des êtres ravis.

 

Hommage à ces rêveurs, créateurs humanistes,

Qui prouvent qu’en étant unis et optimistes,

En s’entr’aidant, on peut réaliser des voeux ,

Offrir aux démunis quelques instants heureux.

 

  27 juin 2008

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Dimanche 22 juin 2008

 

Je soliloque malgré moi,

Quand je choisis de ne rien faire,

Ce doux besoin à satisfaire.

Je transcris souvent mes émois.

 

Par ce dimanche sans attente,

Face à ma rue ensoleillée,

À mon jardin ensommeillé,

Rien ne me distrait ni me tente.

 

Entourée de choses que j’aime,

Je n’ai qu’un regard indécis.

Mon esprit me semble engourdi,

Indifférent à tout problème.

 

Voilà, j'écris!Une habitude.

J'accueille, sans les transposer,
Des mots qui semblent s'imposer
Et les capte avec promptitude.

22 juin 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 21 juin 2008

On pourrait s’apaiser, je crois, sensiblement

Lorsque c’est l’inconstance, inattendue, cruelle,

Qui éloigne de nous, par un déchirement,

L’être qui nous aimait, que l’on croyait fidèle.

 

Quand ce n’est pas la Mort, qui s’en rendit coupable,

Considérant le mal dont on fut épargné, 

En tenant pour certain que muet, éloigné,

Il conserve la vie, tout devient supportable.

 

Délaissé, on ressent une douleur suprême.

On lutte sans succès contre l’accablement.

On devient réfractaire à l’émerveillement.

Le châtiment subi paraît souvent suprême.

 

Or, subrepticement, l’existence nourrit

Un espoir qui persiste et qui devient sensible.

On réalise enfin qu’il n’est rien d’impossible.

Le Hasard courtisé, quelques fois, s’attendrit.

 

21 juin 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 21 juin 2008

 

 

J’ai reçu un livre nouveau,

Délicat de belle apparence.

Une surprise de la chance,

Une anthologie en cadeau!

 

Délicat, de belle apparence.

Afin qu’il reste toujours beau,

Je l’ai protégé aussitôt,

Cet ouvrage arrivé de France.

 

Afin qu’il reste toujours beau,

Protégé mais sous transparence,

Cet ouvrage arrivé de France,

Promet du bonheur par des mots.

 

Protégé mais sous transparence.

Son titre qui se trouve en haut,

Promet du bonheur par des mots,

De la poésie en errance.

 

Son titre, qui se trouve en haut,

M’a rempli l'esprit d'appétence.

De la poésie en errance!

Or la jouissance a fait défaut.

 

20 juin 2008

 

 

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 18 juin 2008

 

J’appris qu’un juge sympathique

Faisait jaser son entourage,

Vivant un amour idyllique,

Après quelques mois de veuvage

 

Je dis: c’est une absurdité!

Elle pourrait sembler risible.

Comment peut-on, sans hésiter

Dire des choses impossibles?

 

On me répondit: voyez-vous,

Nous faisons face à l’évidence.

Nous étions sceptiques sur tout

Et repoussions la médisance.

 

Pendant qu’il était en détresse,

Sans secours, il réalisa 

Qu’il lui fallait prendre maîtresse,

Le fit et nous scandalisa.

 

Il aurait pu restant discret,

S’isoler dans sa résidence.

N’ayant pas gardé le secret,

Il subit notre intolérance.

 

Seule, je fus à méditer

Sur l’indécence, la prudence,

Et sur certaines vérités

Que l’on nous apprend dès l’enfance.

 

18 juin 2008

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 17 juin 2008

 

 Crayon ouvrit la porte et entrèrent:
 
la Paresse, langoureusement,
 le Rire qui ricanait,
 l’Imagination, provocante,
 l
a Pensée enlaçant l'Humour,
 
l’Erreur grosse à éclater,
 l’Ivresse fine et pâle,
 l’Amour, vulgaire,l
 le Beau, qui semblait arrogant.

La Contagion poussa la porte qui se refermait,
tapa des poings sur ses flancs ronds,
bava des paroles étranges
et chacun, étourdi, s’endormit.

Alors, le Rêve, par le trou de la serrure,
se glissa bleu et plus fuide que jamais.

Le Beau devint sublime.
La Paresse se trémoussa voluptueusement.
L’Amour vulgaire changea d’aspect
pour paraître mélancolique
L'Ivresse, se colorant,
engendra des nuages roses.
L'Imagination se mit à chanter.

La Contagion creva son sac de souvenirs
qui répandirent de multiples parfums.
Les dormeurs attrappèrent
ces fragrances d’un temps passé
dont ils se croyaient délivrés.

         Certains se réveillèrent et sortirent
         sur la pointe de crayon
         qui venait
d'entr'ouvrir la porte.




  

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 14 juin 2008

 

Quand certains noms viennent à moi,

Je me souviens avec émoi

De mes confrères talentueux,

Bien nés, bon vivants, généreux.

 

Je les rassemble vitement,

J’écris irrésistiblement.

Ma liste une fois entière

 Constitue un vrai cimetière.

 

Après les tourments de la guerre,

Renaissait l’entrain de naguère.

Notre avenir semblait serein

Quand bascula notre destin.

 

La diaspora s’imposa.

Il y eut ceux qu’on exila,

Les tués,et à l’évidence,

Une incessante surveillance. 

 

Pas le choix de nous acharner.

Nous étions certes condamnés

À l’errance en terre lointaine,

Qui ne serait pas africaine.

 

L’exode fit bien peu d’élus.

Au temps clément bien révolu,

Succédèrent des jours tragiques

 Et des fins de vie pathétiques.

 

Dans le cimetière virtuel,

J’ai le réflexe habituel

  De rechercher certains visages.

Ils resurgissent sans outrages.

 

14 juin 2008

 

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 11 juin 2008

   

Demeuré invisible, parcourant la planète,

Il la plonge sans bruit dans le noir absolu.

Le sommeil a raison des esprits résolus

La paralysie gagne en devenant parfaite. 


Il la plonge sans bruit dans le noir absolu.

Le coma se répand, toute vie est défaite.

La paralysie gagne en devenant parfaite.

Il ne subsiste rien des pouvoirs dévolus.

 
Le coma se répand, toute vie est défaite

Elohim n’avait pas prévenu ni voulu.

Il ne subsiste rien des pouvoirs dévolus

La folie sortira des âmes et des têtes.


Elohim n’avait pas prévenu ni voulu.

Le Prince de la Paix restait sourd aux roquettes.

La folie sortira des âmes et des têtes,

Tous les mythes seront à jamais révolus.

  5 août 2006

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 11 juin 2008

 

 

Soixante années plus tard, tu n’avais pas changé.

Je te rêvais toujours là où tu pouvais être,

Te reposant parfois devant une fenêtre.

Je t’observais discrète et sans te déranger.  


Je te rêvais toujours là où tu pouvais être,

Dans ces salles remplies d’amis et d’étrangers.

Je t’observais discrète et sans te déranger,

T’apercevoir soudain me comblait de bien-être.


Dans ces salles remplies d’amis et d’étrangers,

Tu me cherchais aussi, distraitement, peut-être.

T’apercevoir soudain me comblait de bien-être.

Notre amour restait-il vivant et protégé?

 
Tu me cherchais aussi, distraitement, peut-être,

Au cours d'instants de grâce à vouloir partager.

Notre amour restait-il vivant et protégé?

Le hasard me présente un homme à reconnaître.  


                                                     5 janvier 2006

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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