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Jeudi 10 juillet 2008

Quand se rencontrent sur leur route,

Deux êtres émus par un frisson,

À l’attrait physique s’ajoute

Un sentiment d’admiration.

 


Ainsi naît l’amour désirable

On veut aimer avec ferveur,

Garder ce don inestimable,

Le surveiller avec ardeur.


 

Or ce bien apparaît friable.

L’un s’aperçoit, le coeur meurtri,

Que son conjoint n’est plus fiable,

Qu’il a triché, qu’il a menti.

 


C’est ainsi que s’éteint l’amour,

Entre des amants peu sincères

Dont l’un laisse penser un jour

Qu’il agit en célibataire.

 


Quand je vois, se donnant la main,

Un couple d’aînés qui avancent,

Confiants en leurs lendemains,

Je me dis qu’ils ont de la chance.


21 novembre 2005

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 9 juillet 2008

À l'équipe de over-blog

Je vous ai adressée une lettre ouverte.
je vous ai donné le temps de la lire
et je l'ai fait diparaître par courtoisie.
Elle portait le numéro d'article 21069356. 

Il semble que le premier problème ait été plus ou moins résolu,
Je peux maintenant accéder à mon blog sans perdre de temps
à répéter mes coordonnées dont demeurent des traces inexactes.

L'autre problème, sans réponse concerne le fait
que mes derniers poémes ne sont plus publiés sur mon blog.
Puis-je enfin en savoir la raison.

J'ai tenté de vous envoyer un autre formulaire mais la farce continue.
Je vous avais signalé que le code exigé n'est pas recopiable.
 C'est une fausse clè qui n'ouvre rien.La porte d'envoi demeure fermée.

Je suis incapable de comprendre pourquoi un serveur reste inaccessible.

Je veux rendre hommage à Yahoo qui détecte aussitôt un problème
et y rapporte un remède en s'excusant du trouble causé.

J'ai passé bien du temps sur mon blog. Je suis navrée de ne plus pouvoir offrir de nouveaux articles à mes nombreux lecteurs. 

À l'ère de la technologie avancée et de la communication, un serveur qui se met à l'
abri des questions qui s'imposent me remble adopter un comportement aberrrant. 

Je vous signale que je n'entends pas me prévaloir du privilège d'être publiée sur votre nouveau portail .
Prière d'en prendre note.

Je ne vous ai pas demandé, non plus, d'informer un ablonné lors de la publication d'un nouvel article.
 
Je vous remercie,d'autre part pour les obligations que vous continuez à assumer.

Puissent mes remarques vous aider à modifier votre comportement relatif à la communiacation
que vous rendez impossible.

Cordialement

par suzanne walther-siksou
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Mercredi 9 juillet 2008

 Quand lus ou entendus, des mots

Ont fait battre un cœur en sursauts,

Provoquant de la joie qui danse

Ou des émois frais et intenses,

Ils offraient de la poésie,

Spontanée, telle que jaillie.

 

L’inattendu nous ensoleille

Par la beauté qui émerveille

Mais peut aussi, assez souvent,

Nous faire valser dans le vent,

Étonnés, ravis, en ivresse,

Ou alourdis par la tristesse.

 

En cette durée, très intense,

Des phrases se formant en stances,

En un poème rassemblées,

                                      Arrivent à notre âme troublée.

Elles enchantent, elles consolent,

Et vers ailleurs, parfois, s’envolent.

 

 Des inconnus, sous d’autres cieux,

Ont dû trouver mélodieux,

Certains de mes nombreux poèmes,

Puisqu’ils révèlent qu’ils les aiment.

Les élans du cœur se partagent,

Vibrants et vrais, sans bavardage.

 

9 juillet 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Vendredi 4 juillet 2008

Quand on est délivré de l’intention de plaire,

Qu’on ne recherche plus les regards désirés,

On ne se soucie pas d’avoir les traits tirés,

Qui nous donnent parfois un air un peu austère. 

 

On ne se force plus du tout  On s’aperçoit

Qu’il est vraiment plaisant de n’avoir rien à faire,

De flâner à son gré l’âme libre et légère.

On ressent du plaisir à s’occuper de soi.

 

Mais ce bien-être arrive après bien des années,

Quand on a épuisé tout son  lot d’espérance,

Alors qu’on savourait ou recherchait la chance

De vivre pleinement, toujours accompagné.

 

Chacune des saisons reste presque inchangée,

Conservant ses attraits. Son pouvoir est le même.

Surpris soudainement, on pense à ceux qu’on aime,

Aux émois qu’autrefois on pouvait partager.

3 juillet 2008

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Jeudi 3 juillet 2008

 

 

Les vivants aimeraient qu’on se souvienne d’eux,

De leur manière d’être et de leur savoir-faire.

Leurs proches essayeront, voulant les satisfaire

Mais oublieront leur voix et l’éclat de leurs yeux.

 


Les trépassés, d’ailleurs, auront perdu l’envie

Qu’on garde leur image avec fidélité,

Ou qu’on loue leur mérite avec sincérité.

Ils n’éprouveront plus ni plaisir ni dépit.

 


On se sent, pour longtemps, étrangement lié

Aux êtres qui nous ont émus sur une scène,

Aux artistes souvent aidés par des mécènes,

Les autres, peu connus, ont été oubliés.

 



Je lui disais: je t’aime! Ma grand-mère, malade,

Songeuse, murmurait: pourtant tu m’oublieras!

Quand je serai partie, tu t’épanouiras.

Et tu réciteras, à d’autres, tes ballades.

 

3/07/2008

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mercredi 2 juillet 2008



On la décrit toujours cruelle,
Tueuse sombre, menaçante.
 Doré l’a montrée apeurante,
Un bûcheron tremblant prés d’elle.
 

Ce jour, j’ai retrouvé des vers
Que j’avais écrits, en souffranc,
Spontanément dans le silence,
 Lors de la mort d’un être cher.

 
Je m’aperçois avoir pensé
 Qu’une présence maléfique
 Avait créé le fait tragique.
 Cela me parait insensé. 


Me voilà face à la critique.
 Cette mégère resurgie
 D’une ancienne mythologie,
 Coupable d’un drame authentique. 


En éliminant l’imprudence,
On accuse souvent le sort.
Il faut prendre soin de son corps
Modération et vigilance!


La Faucheuse n’existe pas.
La mort est un état physique.
Pourrait-on songer sans panique
Au repos qu’on ne trouble pas?

  2/07/2008

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Mardi 1 juillet 2008


Certains mots nouveaux me chagrinent.

J’aime la forme féminine

Des noms consacrés aux métiers

D’hommes et de femmes associés.

 

 Les mots en euse, en trice, en esse.
Chanteuse, actrice,  poétesse.

Je hais le manque de respect

Qui fait qu’un nom change d’aspect.

 

Les mots forgés semblent inutiles,

Issus d’une idée puérile.

Un auteur prénommé Germaine

Doit-elle se dire écrivaine?

 

Le mot avocat me déplait

 Quand un e y est ajouté

Lors dirons-nous Maître ou Maîtresse,

 Pour éviter la maladresse?

 

Ces féminins me semblent laids,

Une floraison sans beauté.
 Ils sont enracinés, en place,

Et ma querelle est vaine, hélas!

 

 

Ier juillet 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Lundi 30 juin 2008

 

                                          J'aime qu'un enfant me tutoie  

Même s’il ne sait pas pourquoi.

Il dit : tu fais et non vous faites,

La forme est aisée et parfaite.

 

Mais l’adulte qui me tutoie,

En s’arrogeant ainsi le droit

D’éliminer mes préférences,

Me fait regretter les nuances.

 

Le charme des commencements

Faisait que, progressivement,
 Le vous,
respectueux puis tendre,

Devenait troublant à entendre.

 

J’aimerais qu’on retrouve, en France,

Le raffinement, l’élégance,

La beauté qui allait au cœur,

Par des mots emplis de saveur.

 

30 juin 2008

 

 

 


par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Lundi 30 juin 2008

  Je pense à toi, ou bien à vous,

Car il arrive que l’on joue

À vouvoyer ceux que l’on aime,

En se prenant au jeu soi-même.

 

Mais ce plaisir est démodé.

On tutoie pour accommoder,

Pour ne pas paraître pédant.

Souvent sans émoi cependant.

 

Je t’ai vouvoyé à l’époque

D’une amitié sans équivoque,

À ce que croyaient nos amis.

C’était au temps des pas permis.

 

Je t’ai tutoyé en silence,

Durant ton obsédante absence

                                                          Et vouvoyé dans les sonnets

Que je t’écrivais chaque année,

 

Pensées et vœux d’anniversaire

D’une âme aimante et solitaire.

Tu les liras tous à la fois

Et tu te souviendras de moi.

 

30 juin 2008

 

 

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Dimanche 29 juin 2008

L’an dernier, il m’avait donné

Trente petits fruits dispersés.

Je contemplais, l’âme ravie,

Ces bijoux, couleur de rubis

Sur l’arbrisseau qui, au printemps,

Avait fleuri abondamment.

 

Après un hiver long, tout blanc,

Il a refleuri en géant.

Surprise certes inconcevable,

Il porte des fruits innombrables.

Toutes les branches sont couvertes

De cerises rouges ou vertes.

 

C’est une offrande somptueuse,

Une manne miraculeuse!

Or je ne sais vraiment qu’en faire.

Je n’entends plus mes locataires.

Ils ont dû s’envoler ailleurs,

Pour le pire ou bien le meilleur.

 

Les plus gros fruits se trouvent en haut.

Me voilà sur un escabeau.

Je partagerai ma cueillette

Avec la charmante fillette

Qui est souvent dans son jardin.
Si je l'aperçois ce matin!
 

  29 juin 2008

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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