A Mathéo Andréoni
«Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement
et les mots pour le dire arrivent aisément.»
Or les mots dont on se sert doivent avoir un sens qui ne prête pas à confusion.
Je pense qu’il convient de redéfinir certains mots dans un contexte actuel alors que l'on peut juger utile de se prononcer sur la peine de mort.
Par exemple quand dans ce débat on emploie le mot miséricorde en pensant que les hommes ont le devoir d’être miséricordieux quelle signification donne-t-on au mot miséricorde?
Miséricorde:
Quand il n’est pas suivi de l'adjectif divine, le mot miséricorde à pour synonymes :compassion , pitié et commisération. Il s’agit du sentiment ressenti devant une personne en détresse et qui
pousse à lui porter secours. Il ne s’agit pas de pardonner mais d’aider une victime.
Pardon:
Le pardon intervient dans des circonstances très différentes. Il résulte de l’indulgence qui incite à ne pas punir ou à alléger une peine que s’est méritée une personne qui a péché, a offensé ou
maltraité une autre personne
Les chrétiens demandent à Dieu de leur pardonner leurs offenses comme ils pardonnent à ceux qui les ont offensés.
Une offense ou un péché ne sont pas punis par la loi.
Il a été dit que tous les péchés sont rémissibles.
Mais Dieu mis à part, qui a la faculté de pardonner une offense dont un tiers a été victime.
Délits et crimes.
Il est des actes odieux commis sur d’innocentes victimes.
Le criminel le plus abominable est celui qui a causé volontairement la mort souvent avec une sauvagerie inconcevable.
Celui qui a perpétré l’un ou plusieurs de ces actes ,s’il est trouvé coupable d’une façon irréfutable, devrait subir la peine de mort.
De l'erreur judiciaire.
Quand les effets d'une peine sont irreversibles, l 'erreur judiciaire est particulièrement impardonnable.
La preuve en ce qui concerne les crimes se fait actuellement grâce à des moyens reconnus qui ne permettent plus l'erreur sur l'identité de l'auteur d'un crime.Si cependant le moindre doute
restait possible, il devrait profiter à l'inculpé.
Les juges n'ont pas le droit de se tromper en matière criminelle.
Légitime défense:
La peine de mort ne peut être analysée comme étant un crime. Un crime est un acte que l’on fait subir a une personne innocente.
Si la victime avait eu la force de tuer pour se défendre elle n’aurait nullement été reconnue coupable. La société a le devoir de faire ce qui lui fut impossible .
Les proches d’une personne assassinée devraient seuls avoir un droit de grâce.
.Alors que les humains demeurent cruels et deviennent de plus en plus dangereux, il est temps
que la justice des hommes civilisés les fasse réfléchir sur les conséquences de leurs actes.
Quant aux intellectuels qui se veulent humanistes et bien - pensants ils ne devraient s’exprimer que si un crime les concerne.
20 septembre 2009