Vendredi 2 octobre 2009

 

 

 

Je les ai choisis un à un

Ces présents posés sur le sable,

Le plus grand nombre étant semblable,

Cueilli joyeusement chacun.

 


Portant des courbes en rayures,

Une série de coquillages,

Dont je fis, je crois, le pillage

En rendant grâce à la nature.

 


La beauté emplie de mystère,

Et engendrée par l’harmonie,

M’émeut ou fait que j’applaudis.

Je glanais, toujours solitaire.

 


Les garde à portée de ma vue

Ces galets et ces coquillages,

Rapportés de lointaines plages.

Ô ma fringale d’ingénue!

 
2 octobre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Jeudi 1 octobre 2009

 

 

Chez un poète, la bonne humeur,

Qu’il a coulée en de bons mots,

Est une offrande à ses lecteurs.

La gaieté n’est jamais de trop.

 


On vous décrit «petit poète»

En dépit de vos épigrammes,

En ne sachant rien de votre âme.

Les critiques sont parfois bêtes.

Lors pour souligner votre esprit,

Ce qui ne me semble pas vain,

Je vais mettre ici deux quatrains

Dont, en les disant, je souris.


                                                                               Du vice et de la vertu

La vertu prend l’habit et le nom d’une dame,

Le vice de l’habit d’un homme est revêtu;

Dieu le voulut ainsi, connaissant que la femme

Épouserait le vice et l’homme la vertu.



                                                                                                A Bernard

Mon ami si l’horloge ment,

N’y mettez pas votre assurance:

Quand elle tarde, allez devant,

Allez après quand elle avance.

NB: Dans anthologie poétique française du XVII ième éditée par Garnier Flammarion, à la page 387,
 il est écrit au sujet de La Giraudiére:
«on ne sait rien de ce petit poète »

                                                                         1/10/2009

 

 

 



 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Lundi 28 septembre 2009

 

 


A Claude Moukarzel

 


J’aimerais tant savoir jongler avec les mots,

Dérouter ma mémoire habile au mot à mot,

En pouvant combiner des sons en drôleries.

Certaines réactions réjouissent l’esprit.

Les doux roucoulements émeuvent et caressent

Ma ne durent qu’un temps; ils s’assourdissent et cessent.

Lors, l’être délaissé, en proie aux maux d’amour,

Reste l’âme accablée et privé de recours.  


Si un gros mot lui vient, aux lèvres ou à l’esprit,

Il se peut qu’apaisé un moment il en rie.

Vilain ou grand, un mot est favorable quand

Il amène un répit ou un soulagement

Une pensée prenant l’aspect d’un jeu de mots,

Surprend ainsi que fait l’arrivée d’un oiseau.

Certes l’humour subtil révèle un grand talent.

Le plaisir par les mots est parfois succulent.

 

28 septembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Jeudi 24 septembre 2009

 

Franz Kafka a relaté la vie d’un citoyen honnête et intelligent, Joseph K, soudainement perturbée par une arrestation mystérieuse. Le pauvre homme se voit pris dans l’engrenage d’une machine qui a pour fonction d’exterminer, sans jugement, d’innombrables personnes.


La lecture de ce long récit suscite des pensées diverses et quelques interrogations.

La première venant à l’esprit concerne la source de cette surprenante inspiration.


Avant cette oeuvre, qui date de l’automne 1914, Kafka avait publié Métamorphose.


Dans son livre remarquable, les nervures de l’être, Quentin Ritzen a considéré ce

récit hallucinant d’une métamorphose comme un exutoire ayant les mêmes effets purificateurs que la rédaction d’un journal intime. Kafka rédigeait régulièrement le sien depuis 1909.


Au moment d’écrire Le Procès, Kafka se sentait-il coupable d’une faut morale?

Il est intéressant de constater que quelques mois au paravant , au pseudo tribunal de l’Askanischer Hof , lors de la rupture de ses fiançailles avec Felice Bauer, il avait assumé le rôle d'accusé.

Kafka avait fait des études de droit. et se considérait comme un homme de loi. S’il pensait qu’il n’avait commis aucun délit légal, il  était  cependant obsédé par des problèmes de conscience. Il s'en remettait à son tribunal invisible en se confiant à son journal.

Tourmenté, il a peut-être fait  un rêve au sujet d’une justice non officielle, harassante  et incontournable. En fait ce sont des scènes oniriques auxquelles il nous convie le plus souvent tout au long de son récit.

On sait peu de choses sur les rêves et l’on s’étonne que certains nous reviennent précis à notre réveil.

Quelle que soit l’origine de cette histoire de justice qui a pour titre Le Procès, elle a permis à Franz Kafka de s’exprimer principalement sur l’acharnement et l’espoir des humains, malheureusement tout à fait impuissants face à des forces occultes qui sévissent  brutalement.


.24 septembre 2009

 

Par suzanne walther-siksou
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Mercredi 23 septembre 2009

 

 

 

Un priori n’a pas un effet convaincant

Or celui qui l’émet le tient pour chose sûre.

Certes, il devrait pouvoir offrir des arguments

Il ne s’en soucie guère, n’en est pas en mesure.

 


Des poètes déclarent absurde ou immoral

D’user de violence contre ceux qui agressent.

On devrait endurer passivement un mal

Au lieu de réagir avec force et adresse.

 


Face à un ennemi surgi qui le menace,

Le jeune recruté qui a peur de mourir

Sent qu’il doit se montrer combatif et tenace

Et non pas se laisser tuer sans coup férir.

 


                                                                L’instinct fait réagir quand cela est possible.

Il n’est pas dégradant d’user des mêmes armes.

Les animaux en donnent un exemple visible.

Hélas! on n’a parfois pour seul choix que les larmes.

 


23 septembre 2009

 

 

 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Lundi 21 septembre 2009

A Mathéo Andréoni


«Ce qui se conçoit  bien s’énonce clairement

et les mots pour le dire arrivent aisément.»


Or les mots dont on se sert doivent avoir un sens qui ne prête pas à confusion.

Je pense qu’il convient de redéfinir certains mots dans un contexte actuel alors que l'on peut  juger utile  de se prononcer sur la peine de mort.

Par exemple quand dans ce débat on emploie le mot miséricorde en pensant que les hommes ont le devoir d’être miséricordieux quelle signification donne-t-on au mot miséricorde?


Miséricorde:

Quand il n’est pas suivi de l'adjectif divine, le mot miséricorde à pour synonymes :compassion , pitié et commisération. Il s’agit du sentiment ressenti devant une personne en détresse et qui pousse à lui porter secours. Il ne s’agit pas de pardonner mais d’aider une victime.


Pardon:

Le pardon intervient dans des circonstances très différentes. Il résulte de l’indulgence qui incite à ne pas punir ou à alléger une peine que s’est méritée une personne qui a péché, a offensé ou maltraité une autre personne

Les chrétiens demandent à Dieu de leur pardonner leurs offenses comme ils pardonnent à ceux qui les ont offensés.

Une offense ou un péché ne sont pas punis par la loi.

Il a été dit que tous les péchés sont rémissibles.

Mais Dieu mis à part, qui a la faculté de pardonner une offense dont un tiers a été victime.

Délits et crimes.

Il est des actes odieux commis sur d’innocentes victimes.

Le criminel le plus abominable est celui qui a causé volontairement la mort souvent avec une sauvagerie inconcevable.

Celui qui a perpétré l’un ou plusieurs de ces actes ,s’il est trouvé coupable d’une façon irréfutable, devrait subir la peine de mort.

De l'erreur judiciaire.
Quand les effets d'une peine sont irreversibles, l 'erreur judiciaire est particulièrement impardonnable.

La preuve en ce qui concerne les crimes se fait actuellement grâce à des moyens reconnus qui ne permettent plus l'erreur sur l'identité de l'auteur d'un crime.Si cependant le moindre doute restait possible, il devrait profiter à l'inculpé.
Les juges n'ont pas le droit de se tromper en matière criminelle.

Légitime défense:

La peine de mort ne peut être analysée comme étant un crime. Un crime est un acte que l’on fait subir a une personne innocente.

Si la victime avait eu la force de tuer pour se défendre elle n’aurait nullement été reconnue coupable. La société a le devoir de faire ce qui lui fut impossible .

Les proches d’une personne assassinée devraient seuls avoir un droit de grâce.

.Alors que les humains demeurent cruels et deviennent de plus en plus dangereux, il est temps

que la justice des hommes civilisés les fasse réfléchir sur les conséquences de leurs actes.



Quant aux intellectuels qui se veulent humanistes et bien - pensants ils ne devraient s’exprimer que si un crime les concerne.


   20 septembre 2009

 

 

 

 

 

Par suzanne walther-siksou
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Dimanche 20 septembre 2009

 A l'attention de M.Eric Zemmour

 

En ce siècle troublant, les maléfices abondent
D'horribles tragédies terrifient notre monde.
Fidèles accablés, des millions d'hommes prient.
Et en dépit de tout, ils célèbrent la vie.

Chacun de nous est condamné,
Bien qu'innocent, et destiné
À trépasser plus ou moins tôt,
Selon les hasards de son lot.
Cette vie que nous trouvons belle,
Se révèle souvent cruelle,
On s'habitue à espérer.
Pour vivre heureux ou à peu-près.

Nous n'avons pas besoin de «djinns, fils du trépas »
Pour ajouter aux maux qui torturent ici-bas.
Mais ceux-ci, cependant, de plus en plus nombreux,
Perpètrent sans remords des actes monstrueux.

La vengeance est pulsion de haine.
La justice se veut sereine.
C'est un instinct qui nous anime.
Une injure indigne ou chagrine,
Un crime doit être condamné.
Tout tueur s'est certes damné,
Il a décidé de son sort :
Un corps sans âme est déjà mort.

Les bien-pensants, croyants ou non, malgré cela
Prétendent , haut et fort, sauver un coeur qui bat,
Si c'est celui d'un homme ou celui d'une femme,
Peu importe l'horreur qui couvait en son âme.

J'évoque, évidemment, le grand Victor Hugo
Qui sut éloquemment fustiger les bourreaux.
Aurait-il pu rester philosophe et clément
Si sa fille eut péri victime d'un dément ?

12/7/2003

 

 

 

 



Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Mercredi 16 septembre 2009


En cette fin d’été paisible et rayonnante,

Les fleurs de mon jardin devenues languissantes,

S’effritent peu à peu ou bien se rabougrissent.

Leurs feuilles se déforment et certaines jaunissent.

 


Par contre les orpins sont de toute beauté,

De nombreuses abeilles pompent à satiété

Le nectar de ces fleurs satinées, rose fraise

Et y restent fort tard, s’activant à leur aise.

 


Je suis habituée à ce temps de l’année

Où je vois chaque jour la beauté profanée,

Géraniums flétris au pied des ancolies.

Je me sens visitée par la mélancolie.

 


Bientôt le grand gala qui revient en automne,

Spectacle étincelant que la nature donne,

M'emplira, je le sais, d’un enivrant plaisir.

En attendant, je veux satisfaire un désir.

 


Je plante en profondeur les tiges inflexibles

De magnifiques fleurs aucunement sensibles.

Ni le froid ni le vent ne pourront rien contre elles,

Peut-être un peu pâlies, elles resteront belles.

C’est un défi lancé à la précarité,

Un hommage naïf rendu à la beauté

De mon petit jardin où je fais une pause,

Avant de retrouver des décors grandioses.

 


16 septembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Dimanche 13 septembre 2009

 A Yvette, en phase terminale


Par ces jours à la fois lumineux et sereins

Quand vous allez fermer vos yeux bleus à jamais,

Laissant dans la douleur tout ceux que vous aimez,

Moi, je continuerai, seulette mon chemin.

 


Lors je n’entendrai plus votre voix, douce amie.

Je me permets souvent de paraître infidèle,

Vous, inlassablement preniez de mes nouvelles,

J’étais par votre appel, chaque fois attendrie.

 


Je vous lisais les vers que je venais d’écrire ,

D’un jet naïvement, partant d’un coup de coeur.

Vous me disiez toujours en goûter la fraîcheur.

Je m’amusais aussi à provoquer le rire.

 


Nous avons bien des fois repoussé la tristesse

Minimisant les maux que le destin impose.

Toutes deux apprécions la durée d’une pause.

L’amitié agissante est source d’allégresse.

 

Vous étiez, comme moi, délivrée de la peur,

Des douloureux regrets, des pensées qui agressent

Des espoirs insensés abusant la jeunesse.

Mais vous avais-je dit que je n’ai plus de pleurs?

 


                                                                   13 septembre 2009

 


 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Samedi 12 septembre 2009

A patriarch

 

Là, où la nuit tombée, le ciel s’illumine,

L’univers infini se révèle et fascine.

Dans le silence l’homme accueille la magie.

L’irradiante splendeur, indicible, inouïe.

 


Le mystère absorbant rend l’esprit prophétique,

Affaiblit la raison du penseur agnostique.

Le mystère triomphant laisse l’âme éblouie.

O mes lointains émois d'ensorceleuses nuits!

 

Les terriens insatiables, orgueilleux et jaloux,

Qui veulent dominer, avoir accès partout,

Après avoir créé d’immenses oiseaux de fer,

Ont osé profaner le sublime univers.

 


                                                                                               12 septembre 2009

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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