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Samedi 12 juillet 2008

J'offre à mes visiteurs cette
lettre que je viens de recevoir et que je trouve fort belle


merci
farid chettouh
Pour toi.
Tu vois chère amie me revoilà encor liquéfiant le verbe de ma sottise, beuglant mes pas jonchés de lourdeur ,marmottant ma caricature humaine au milieu des ratures,marmonnant ma déchirure sur les autels de la chancissure et malmenant ma rage de vivre sur le quai de ta plume de femme qui raisonne encor en moi comme des carillons,comme des églises délaissées les dimanches d?hiver ,comme un dernier soleil qui cloisonne comme une odeur paradisiaque qui se conjugue avec ton prénom si mystique poétesse enchanteresse ..
Ce soir j ai envi de parler ,de dire des mots répudiés ,de farder la bannière de ma souillure ,de butiner les portes du néant qui m?asperge ,de coudre un rêve d amitié,de cheminer les bouts de ce monde ,de définir cette dichotomique envie de te parler ,de saisir ce coté enfantin que tu as incrusté en moi ,de feindre ta félicité qui vogue sur ma toiture poétique,de cerner cette vérité ,cette enfance brusque et soudaine qui se pavane sur les baies de ta plume si saine,si tienne, si femme si souveraine ..
Un rêve timide et lucide me consume, un songe en noir et blanc. .profond comme l?écho de tes mots qui se façonnent tel un isthme de chasteté ,tel un citronnier d?Andalousie ,tel une prairie vénusienne qui naît sur les oasis de ta plume d?enfant que je devine ,que je rutile dans mes jardins secrets ..
C est une sensation étrange, une ballade épuisée, une présence fugitive, si dense pourtant, une empreinte fulgurante et si immense que tu as injecté en moi ma chère comme une amitié qui se puise dans l?opacité de l?éternité, qui se remodèle chaque instant de ses cendres vivifiées par le crachin de ton innocence. C ?est une promesse de pluie, une digue de liberté, une danse
Feutrée sur la planche du temps , un ultime printemps que je moissonne dans les sillons de ta dédicace..
Tu vois ma chère les phrases me pourchassent, les rituels de ma quête pertinente d?une vérité magnifiée par la splendeur et la majesté d?une amitié que tu incarnes avec élégance, avec innocence..
Dans ce monde si absurde, si autre, si discordant..toi la fugueuse des chemins écartés ,tu sors pétillante comme le souffle vierge de la vie,tu renais dans les verreries de l?extase de l authenticité ,dans la fulgurance de l?originalité tu brilles comme une majuscule dans le livre de la création
Alors ma poétesse reste toi, reste cette aurore voletante qui résume dans son regard toute la nuance de la vie ..Merci d?être toi
Merci d?être une femme,
Merci d'être mon amie
Poétiquement votre Farid
par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008


Je lis de douces poésies,

Je les trouve belles et souris.

Et, certaines fois, j’applaudis

Des vers que, moi, j’aurais écrits?


 

Je vois mon nom en grosses lettres,

Et j’élimine le peut-être.

Je fus et demeure cet être

Méditant à une fenêtre.

 


Souvent, aussi, tout près de l’eau,

L'Atlantique, en constants sursauts,

Plus tard, sans fracas, sans échos,

Le Saint-Laurent au calme flot.

 


Je me retrouve, en mon vieil âge,

En éveil, longeant des rivages,

Me souvenant d’immenses plages,

Rêvant à un pèlerinage.

 


Quand l’astre couchant resplendit,

Qu’après le faste, vient la nuit,

Je sais qu’elle exalte, éblouit,

Là-bas dans mon lointain pays.

 


                                                    13 octobre 2006

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008


À l’amie qui était blessée,

Voulant demeurer esseulée,

Je voudrais pouvoir révéler

Ce que depuis longtemps je sais.

 
Une voie me semble apaisante,

Quand une pensée obsédante,

Trouble notre âme ou la tourmente,

Que, sans un mot, on se lamente.


À l’abri de tout indiscret,

Dans la nature qui distrait,

Riche en merveilles et en secrets,

Tenter soi-même de créer. 


Aussitôt notre pensée erre.

Notre âme apaisée se libère.

Une muse souvent s’affaire,

Nous animant dans le mystère. 


Après l'obsession ou l’effroi,

La souffrance ou le désarroi,

L’espoir qui avait fui le froid,

Triomphe une nouvelle fois 


Chère amie devenue lointaine,

Isolée dans vos jours de peine,

J’aimerais me sentir certaine

Que vous êtes enfin sereine. 


2 août 2005

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008


Des milliers de pages tournées,

de gauche à droite, à toute allure.

Or, le sablier renversé,

je vous rends votre adolescence,

vous mets sur ma Carte du Tendre.  


Eberlué par mon exploit,

vous m’accueillez avec émoi.

Je reçois une fleur de lys:

de Cocteau, une fleur pour toi.  


I/9/2001

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008

 

En entendant des cris, on peut certes penser

Que quelqu’un passera prêt à venir en aide

Et s’éloigner alors même si l’on ne sait

Si ces cris cesseront par suite d’un remède.  


Il existe des gens prêts à porter secours,

Généreux, entraînés et qui tendent l’oreille.

Ils ont la compétence, connaissent les recours

Possèdent une énergie qui semble sans pareille. 


Un homme crut toujours que lui n’y pouvait rien.

Or voilà qu’un voyou surgit et le menace.

Il comprend aussitôt que le mieux pour son bien

Est d’appeler à l’aide afin d’y faire face.  


Il aperçoit des gens qui regardent et s’éloignent.

Il s’émeut et appelle encore un peu plus fort.

Puis s’étonne indigné du mépris qu’ils témoignent

Envers son désarroi et ses nombreux efforts.  


Quelqu’un passera-t-il? viendra-t-il à son aide?

Hélas! il est trop tard. Victime de ce gueu,

Il se retrouve au sol, le corps crispé et raide

Il appelle au secours mais il y croit si peu!  


3 février 2006

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008


Vaudrait-il mieux savoir ou rester dans le doute,

Refusant de connaître une réalité?

Ne peuvent éviter longtemps l’adversité

Ceux qui veulent ignorer les dangers d’une route.  


Refusant de connaître une réalité,

Quand à l’incertitude, le mal-être s’ajoute,

Ceux qui veulent ignorer les dangers d’une route,

Ne sont pas à l’abri de la fatalité. 


Quand à l’incertitude, le mal-être s’ajoute,

Certains accueillent en eux la combativité.

Ne sont pas à l’abri de la fatalité

Ceux qu’un fragile espoir entretient dans le doute.

 
Certains accueillent en eux la combativité

Cette énergie leur semble être la clef de voûte.

Ceux qu’un fragile espoir entretient dans le doute,

Ne pourraient endurer certaines vérités.


31 avril 2007

 

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008

Moi, j’étais arrivée jusqu’à toi, bras ouverts.

Tu fis les quelques pas nous séparant encore,

heureux et souriant.

Puis, quand il a fallu , bientôt, que je reparte,

tu m’as accompagnée sur le quai, tendrement.

Ce fut un beau défi.

L’histoire tirée du rêve put triompher du Sort,

Le courant du présent à nouveau nous emporte,

satisfaits et sereins.

3/9/91

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Samedi 12 juillet 2008


Le temps de chaque jour que meublent des surprises,

heureuses quelques fois, déplaisantes souvent,

paraît lent et pesant aux enfants mis en cage.

 
L’adolescence fait rêver les innocents,

la jeunesse leur semble offrir la liberté.

Les choix dépendront d’eux, le délai sera court,

les erreurs décevantes ou pire insupportables.

 
Le temps de servitude est de longue durée

mais quand on l’a purgé, la vieillesse qui change,

irréversiblement, les êtres et les choses,

en les enlaidissant dans leur métamorphose,

donne à certains élus, sérénité, humour,

un regain d’espérance, s’ils n’ont jamais perdu

la saveur de l’amour et l’état d’innocence.

 

4/5/2001

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Vendredi 11 juillet 2008


Gémir, pleurer,prier, peut réconforter l'âme.

La lâcheté n’est pas de paraître meurtris

quand l’esprit ou le corps nous rendent pitoyables.

La lâcheté n’est pas de montrer sa souffrance. 


L’être humain qui devient méprisable, à blâmer,

n’est pas celui qui pleure en endurant son sort.

C'est
celui qui ne sait ni pleurer ni prier,

et qui fuit lâchement en évitant l'effort.


Qu’il nous soit donc permis de pleurer sainement,

tout le temps qu’il nous faut pour retrouver nos forces.

S’il est vrai que le loup meurt sans jeter un cri,

il hurle longuement sa détresse et sa faim.

 
L’homme souvent s’éteint dans un parfait silence.

Les hommes et les loups ont des codes distincts. 


24/2/2000

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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Vendredi 11 juillet 2008


Pourquoi moi? et pourquoi pas moi?

Ma lucidité endormie,

je sens mon corps se transformer,

pesanteur et douleur confuse

devenant soudain menaçantes.

La mangeuse de chair, en grand secret s’active,

entaille, déchire, dévore, impitoyablement.

Comment surprendre le sicaire,

l’arrêter, le combattre à temps?

Le démon entretient mon malaise apeurant

jusqu’à la lueur du matin.

En ouvrant les yeux, je me tâte,

j’en conclus que je suis intacte,

une douce joie me console.

7/3/95

 

par suzanne walther-siksou publié dans : poésie
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